La conjoncture française ralentit plus vite qu’anticipé par le gouvernement

La demande adressée aux entreprises dans le secteur industriel ralentit très vite et les chefs d’entreprise ne s’attendent pas à un retournement dans les 3 mois qui viennent. C’est ce que suggèrent les enquêtes menées auprès des chefs d’entreprise par l’INSEE et Markit. Cela veut dire que l’on ne doit pas s’attendre à une ré-accélération de la conjoncture au cours des prochains mois. Les prévisions de croissance du gouvernement à 1.7% pour 2019 apparaissent déjà un peu trop optimistes. J’attends 1.4% en 2019. Le ralentissement des échanges à l’échelle globale pénalise l’allure de l’activité dans l’industrie limitant ainsi l’impulsion donnée au secteur des services.
L’économie manque de sources d’impulsion et les indicateurs suggèrent, mois après mois, que l’année 2017 était exceptionnelle et que la dynamique de l’économie française revient sur sa tendance d’avant 2017 soit une allure autour de 1.4%.

Le climat des affaires de l’INSEE donne des signaux négatifs.
Dans l’enquête sur le climat des affaires, l’indice synthétique continue de se replier. Il s’est inscrit à 104 en octobre contre un plus haut de 111.4 en décembre 2017. L’activité progresse encore mais à un rythme nettement réduit.
Le détail par secteurs montre un ralentissement très fort dans le secteur manufacturier et dans la distribution. La construction et les services sont relativement stables.
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L’allure du secteur industriel est particulièrement préoccupante tant dans l’enquête Markit que dans celle de l’INSEE. Dans les deux cas, les chefs d’entreprise indiquent qu’il n’y aura pas d’impulsion en provenance du secteur manufacturier. Or c’est ce secteur qui peut donner les ingrédient pour une hausse durable de la croissance de l’économie française.
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La dynamique des commandes y est désormais beaucoup plus réduite dans ce secteur manufacturier. Cela se ressent notamment sur la demande domestique (la demande globale recule beaucoup plus vite que la demande étrangère) et les chefs d’entreprise ont tendance à être moins optimistes. Pour chacun d’entre eux, les perspectives d’activité sont revenus au niveau du début de l’année 2017 soit avant l’accélération spectaculaire mais finalement temporaire de cette année là.
Sur l’effet demande domestique, les chefs d’entreprise ne s’attendent pas à un effet miracle des mesures fiscales du dernier trimestre sur lesquelles compte le gouvernement.
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Les chefs d’entreprise ne présentent plus l’exubérance de la fin 2017. La situation est bonne mais sans excès.
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Enfin, les commandes de biens d’équipement ne suggèrent pas une accélération de l’investissement des entreprises au cours des prochains mois.
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