Brexit – La fête continue

Le coût du référendum sur le Brexit est de plus en plus élevé pour les britanniques. L’écart du PIB à sa tendance d’avant référendum continue de se creuser en dépit du rebond de la croissance au T1 (+0.5%). La France est dans une situation plus confortable. Quand s’arrêtera cette facétie outre manche ? Car ce sont les citoyens qui paient l’addition

2 réflexions au sujet de « Brexit – La fête continue »

  1. Ping : Le coût du Brexit (P.Waechter) | Cours d'ESH, CPGE ECE 2 Lycée Paul Gauguin (Papeete, Polynésie française)

  2. L’analyse pour calculer le « coût » du Brexit n’est pas convaincante du tout.

    Rien ne prouve que la croissance du RU aurait continué sur la moyenne T1 2013- T2 2016 si le RU avait décidé de rester dans l’UE. D’ailleurs après 3,1% de croissance en 2014, l’activité avait ralentie à 2,3% en 2015.
    Pourquoi choisir comme tendance du T1 2013 au T2 2016 ? Pourquoi pas T1 2008-T2 2016 ?
    Là ou l’analyse est fausse c’est que la croissance sur la période T1 2013 T2 2016 au RU était bien au dessus de sa croissance potentielle (le RU était en phase de reprise) ( sa croissance potentielle est de l’ordre de 1,3% par an). Le chômage a fortement baissé du T1 2013 (8%) au T2 2016 (5%) mais lorsque le plein emploi est atteint, la croissance ne peut plus dépasser son potentiel.
    Au contraire, la France avait une croissance inférieure à cette période, en dessous de son potentiel (1% par an) car elle subissait les conséquences de la crise de l’euro (et le chômage montait).

    Le chômage est à 3,8% au RU, les salaires progressent vitent. La productivité progresse lentement mais c’est le cas depuis 2008. Au T2 2016, la productivité était au même niveau qu’au T4 2007. Aujourd’hui elle est 2% au dessus.

    https://www.ons.gov.uk/employmentandlabourmarket/peopleinwork/labourproductivity/bulletins/labourproductivity/octobertodecember2018

    La faiblesse de la productivité, existante depuis 2008 ne peut pas être causée par le referendum.

    Aucune raison que cette « facétie » s’arrête, même si c’était vrai que le Brexit ralentissait la croissance du RU, si c’est ce que veulent les Britanniques (pour des raisons d’identité et de souveraineté) ,c’est leur droit.

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