Anticipations Hebdo du 30 Mars 2015

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L’élément clé durant la semaine du 23 mars 2015

Les indicateurs de confiance continuent de s’améliorer au sein de la zone Euro.
Les ménages et les entreprises ont une perception plus positive de leur futur immédiat.
Pour les ménages, leur indicateur de confiance est revenu au niveau de 2008 si l’on suit l’enquête de la Commission Européenne. La situation est en train de changer sous l’effet d’un prix du pétrole moins cher, de taux d’intérêt attractifs et d’un marché du travail plus porteur. Cette dynamique se constate par l’amélioration des ventes de détail. (prochain chiffre le 8 avril)
Du côté des entreprises les indices s’améliorent. Les indices Markit sont plus robustes et compatibles avec une hausse de l’activité au premier trimestre. La dynamique des commandes et de l’emploi suggèrent une hausse de l’activité à venir et la convergence vers une dynamique plus vertueuse.
L’enquête IFO s’est rapidement accru en mars mais aussi depuis quelques mois. Les indicateurs allemands apparaissent robustes et l’Allemagne semble devenir le moteur de la reprise avec une demande qui s’affirme davantage
L’indice du cycle des affaires de l’INSEE est en légère hausse au mois de mars. Sur 3 mois l’amélioration est significative mais ne traduit pas une accélération violente de l’activité.

Les autres éléments marquants Lire la suite

Anticipations Hebdo du 16 Mars 2015

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L’élément clé durant la semaine du 9 mars 2015
La parité de l’euro
a chuté de façon spectaculaire depuis la réunion de la BCE du 5 mars indiquant la mise en place de l’opération de quantitative easing. Son taux de change contre dollar est voisin de 1.05 et le taux de change effectif de la monnaie européenne retrouve des points non explorés depuis mi-2002.

Pour comprendre cette accélération, il y a 3 éléments à prendre en compte:
L’affirmation de sa politique par la BCE. Elle est autonome et se dissocie de celle de la Fed y compris dans la durée puisque chacun est désormais persuadé que la BCE ne remontera ses taux que bien après les autres
La probabilité non nulle de voir la Fed remonter ses taux d’intérêt dans un temps fini. Le chiffre de l’emploi pour février a accrédité cette anticipation
Cette divergence entre les politiques monétaires se traduit par l’anticipation d’un taux de change plus faible dans le futur. Dès lors, l’attente d’une parité plus faible dans le futur est prise en compte dès aujourd’hui. Si cette trajectoire d’affaiblissement de la monnaie européenne est crédible alors il est optimal de se positionner en conséquence dès maintenant. L’ajustement se fait tout de suite plutôt que plus tard. D’où la chute rapide de la monnaie européenne Lire la suite

Anticipations Hebdo du 2 mars 2015

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L’élément clé durant la semaine du 23 Février 2015

L’économie espagnole a retrouvé en 2014 une orientation haussière. Pour l’ensemble de l’année sa croissance a été de 1.4% mais du 4ème trimestre 2013 au 4ème trimestre 2014 il a progressé de 2%.
Le PIB en violet sur le premier graphe est encore, comme la plupart de ses composantes au-dessous de son niveau d’avant crise. Il est -5.8% sous son niveau d’avant crise. Le profil des principales composantes de ce PIB montre qu’à l’exception de la construction et des dépenses gouvernementales, les indicateurs sont repartis à la hausse. Les exportations progressent rapidement et la demande interne repart à la hausse soutenue par la consommation et l’investissement productif.
C’est la demande interne qui soutient la reprise. La courbe bleue sur le deuxième graphe s’est inversée de façon significative. En revanche, la courbe rouge de la contribution des dépenses publiques à la croissance s’est inversée depuis 2011. La reprise de l’économie espagnole s’est accompagnée d’une hausse des importations, de telle sorte que la contribution du commerce extérieur n’est pas en rupture à la hausse comme le laisserait imaginer le profil des exports.
Pour 2015 l’Espagne profitera de sa dynamique interne et de l’amélioration attendue de la conjoncture en zone Euro. Sa croissance va s’accélérer fortement.
espagneLes autres éléments marquants
Le moral des ménages français repart à la hausse depuis novembre. L’amélioration est significative et s’accompagne en décembre et janvier d’une accélération des dépenses de consommation.
—Les entreprises européennes n’ont pas encore une perception homogène de leur environnement. L’ensemble de la zone Euro s’améliore mais à très court terme, la France (INSEE) freine alors que l’Italie (IStat) s’envole. L’Allemagne (IFO) est en avance.
—Le taux d’inflation américain a franchement reculé en janvier à -0.1% en raison de la baisse du prix de l’énergie. En revanche dans les pays européens en Février (Allemagne, Italie et dans une moindre mesure en Espagne) le taux d’inflation est remonté légèrement en raison de la hausse de l’énergie.
—Lors de son intervention au Congrès, Janet Yellen, la présidente de la Federal Reserve américaine n’a pas dévoilé de signaux sur la date d’un éventuel relèvement des taux. Les « guidances » vont être retirés afin de laisser à la Fed toute latitude dans la gestion de sa politique.
—La Banque Centrale de Chine a abaissé ses taux d’intérêt de 25 points de base avec effet le 1er mars. Le taux de prêt à un an s’inscrit désormais à 5.35% et celui des dépôts à 2.5%. Une baisse avait déjà eu lieu le 22 novembre.

Les points marquants de la semaine du 2 Mars
L’élément clé sera la réunion de la BCE avec certainement des détails sur l’opération de quantitative easing qui débutera en mars (jeudi 5) –
Mario Draghi soulignera certainement l’inflexion à la hausse de l’inflation, qui restera négative, après le -0.6% de janvier (publication lundi) mais aussi de l’activité si les indices PMI/Markit pour février sont cohérents avec les estimations avancées (lundi). Il ne renoncera pas pour autant à sa stratégie
Les ventes de détail de la zone euro pourraient aussi accentuer cette perception d’un changement de tendance (mercredi). Le profil du taux de chômage en janvier pourrait accentuer cette perception (L)
L’autre élément clé sera la publication vendredi du chiffre de l’emploi américain pour février. Le nombre d’emplois créés et l’évolution du taux de salaire seront scrutés pour peut-être faciliter la lecture de la politique monétaire à venir
Vendredi également le PIB détaillé de la zone Euro pour le T4 2014 et l’ensemble de 2014

Anticipations Hebdo du 23 Février 2015

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Anticipations Hebdo du 23 Février 2015

L’élément clé durant la semaine du 16 Février 2015

En février, les entreprises et les ménages de la zone Euro envoient un signal haussier et cohérent. Les indices de confiance repartent enfin à la hausse. L’indice Markit des entreprises n’a pas été aussi élevé depuis juin 2011 et celui des consommateurs depuis septembre 2007. On notera deux choses: le relâchement des contraintes via la baisse du prix du pétrole et de l’euro ont donné des marges de manœuvre aux agents économiques, ils ne sont plus systématiquement contraints. La deuxième remarque est que les inquiétudes sur la Grèce et les tensions géopolitiques en Ukraine n’ont pas eu d’incidence.
L’indicateur des entreprises est lié à la croissance du PIB et l’amélioration constatée devrait renforcer les perspectives plus robustes attendues pour 2015. La confiance des ménages est liée à leur consommation. Les signaux du début de l’année sont plus solides. En outre si l’on regarde la dynamique des commandes et l’ajustement des stocks le ratio entre les deux s’améliore nettement depuis l’automne et devrait être un soutien pour l’activité industrielle au cours des prochains mois. Les signaux se renforcent en Europe. Lire la suite

Anticipations Hebdo du 16 Février 2015

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L’élément clé durant la semaine du 9 Février 2015
Le premier point cette semaine porte sur la croissance modérée de la zone Euro au dernier trimestre de 2014. Le PIB a progressé de 0.3% sur un trimestre (1.4% en taux annualisé) et de 0.9% pour l’ensemble de l’année. L’acquis est de 0.35% pour 2015.

Dans le détail on relève qu’il y a 4 groupes de pays.
Il y a ceux dont l’activité est revenu au-dessus du niveau d’avant crise. L’Allemagne, la Belgique, l’Autriche et la France. Outre-Rhin l’activité a augmenté de 0.7% sur le trimestre (2.8% taux annuel) soit 1.6% sur l’année 2014. Le PIB français n’a augmenté que de 0.1% (0.3% taux annuel) soit 0.4% pour l’année 2014. La croissance belge a été de 0.1% (0.4% annuel) et 1% en 2014. +0.1% en Autriche et 0.3% en 2014
Dans une zone de rattrapage il y a la zone Euro et les Pays-Bas. Chez les Bataves la croissance aura été de 0.8% en 2014 et 0.5% sur le dernier trimestre.
Les rebonds de l’Espagne et du Portugal ont été spectaculaires. Le PIB a augmenté de 0.7% et de 0.5% respectivement au T4 et sur l’année de 1.4% et 0.9%. L’Espagne passe devant la Finlande pourtant prête à jeter l’opprobre sur les ibériques. La Finlande a surement besoin des réformes structurelles tant demandées car pour eux c’est la 3ème année de récession
Le 4ème groupe est celui de l’Italie. Le redressement est encore repoussé. L’activité a été stable au T4 et de-0.4% sur l’année.
Il y a aussi la Grèce où le PIB s’est marginalement contracté au T4 (-0.2%) mais qui connait une croissance de 1% pour l’ensemble de l’année 2014. C’est la première fois depuis 2007
ze-2014-T4-PIB-paysLes autres éléments marquants

  • Le point le plus frappant est la baisse en territoire négatif du taux d’intervention de la Banque de Suède. Elle explique que la déflation qui mine la Suède l’oblige à une telle stratégie qu’elle accompagne d’achats d’actifs sur une large échelle. Les pays européens, non membres de la zone Euro, subissent la pression créée par la BCE qui a décidé de maintenir des taux d’intérêt très bas pendant une période très longue. Un ajustement monétaire est nécessaire pour éviter une appréciation excessive des monnaies
  • Mark Carney, le patron de la Banque d’Angleterre, n’a pas hésité lors de la remise du Rapport dur l’Inflation à évoquer une possible baisse des taux d’intérêt même s’il est resté vigilant indiquant que le prochain mouvement serait surement à la hausse. Cela tangue au RU en raison d’un taux d’inflation qui va passer en territoire négatif faisant ainsi bouger les repères.
  • Repli des ventes de détail aux USA à -0.8%. L’effet lié à la baisse du prix de l’essence est important. Les ventes hors essence sont stables. Si l’on ôte aussi les ventes d’auto, qui parfois sont volatiles, l’indice des ventes de détail augmente de 0.2%. Le détail n’est pas alarmant.
  • Repli rapide de l’inflation en Chine qui passe de 1.5% en décembre à 0.8%. L’économie chinoise cale car même s’il y a un effet pétrole cela traduit une demande interne réduite
  • Le PIB du Japon a progressé de 0.6% (2.2% annualisé) au T4. Sur 2014 la croissance aura été nulle
  • La production industrielle a été stable en décembre pour la zone Euro et en hausse de 1% sur le dernier trimestre (taux annuel). En France la production rebondit en décembre (+1.5%) mais recule sur le trimestre (-1.75% taux annualisé)
  • Echec du sommet de Bruxelles sur la Grèce le mercredi 11 février. Prochaine étape (ultime?) le 16

Les points marquants de la semaine à venir

  • Les premières enquêtes de Février avec le ZEW en Allemagne (mardi) et les résultats avancés des enquêtes Markit en Chine, au Japon, en Zone Euro, en France, en Allemagne et aux USA (vendredi)
  • L’inflation en France (elle passera en territoire négatif) (jeudi)
  • L’inflation (mardi), l’emploi (mercredi), les ventes de détail (vendredi) au Royaume Uni
  • La production industrielle (mercredi) et les mises en chantier aux USA (mercredi)

Anticipations Hebdo du 19 Janvier 2015

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L’élément clé durant la semaine du 12 Janvier 2015
La Banque Nationale Suisse a supprimé le plafond, à 1.2, qui existait entre le franc suisse et l’euro. Il avait été institué le 6 septembre 2011 au moment où la crise de la zone Euro faisait de la monnaie helvétique une monnaie refuge. On voit sur le graphique l’appréciation rapide du franc suisse. Cette mesure était justifiée aussi par un taux d’inflation très réduit. Une hausse de la monnaie se traduit par une importation d’inflation, ce qui à l’époque n’était pas souhaitable. La BNS est intervenue massivement pour tenir la parité de sa monnaie sur le seuil de 1.2. Cela a bien fonctionné mais la BNS a accumulé des réserves considérables puisqu’elle achetait des devises pour défendre le franc.
Le 15 janvier, la BNS décidait d’éliminer ce plafond. Spontanément la monnaie suisse s’est appréciée comme le montre le graphe. La hausse est voisine de 20%.
Pour compenser cette appréciation brutale, la BNS a réduit son taux de référence à -0.75% contre -0.25% auparavant. Il est probable que les entreprises suisses vont être immédiatement pénalisées par cette mesure comme le seront les emprunteurs en franc suisse. Ils bénéficiaient de taux bas avec un taux de change stable….ce n’est plus le cas.
La raison principale de ce mouvement de la BNS résulte très probablement des attentes du QE de la BCE et le maintien qu’il accentue d’un euro faible dans la durée.
La Suisse est en quasi déflation, ce mouvement de la BNS va accentuer cette situation.

francsuisseLes autres éléments marquants

  • Le ralentissement des prix a été spectaculaire tant en zone Euro (-0.2%) qu’aux Etats-Unis (0.8%) ou encore au Royaume Uni (0.5%). Le repli du pétrole a un rôle clé dans ce recul du taux d’inflation. Il conservera ce rôle tout au long de l’année 2015 car le prix de l’or noir restera réduit.
  • En France le taux d’inflation s’est inscrit à 0.1% en décembre soit 0.5% en moyenne sur l’ensemble de l’année. Comme pour la Z€ le taux d’inflation en 2015 sera proche de 0% du fait du pétrole.
  • La situation conjoncturelle américaine a été un peu moins vive en décembre. La production industrielle a reculé de -0.1% mais sur le trimestre sa progression a été de +5.6% en taux annualisé (ce chiffre est à comparer à la hausse de 4.1% en T3 (taux annuel)). Pour les ventes de détail le repli a été de -0.9% en décembre et pour les ventes hors auto et essence le recul est de -0.3%. Cependant, pour ce dernier agrégat la progression a été de 5% en T4 après déjà 5% en T3 (taux annuel)
  • La production industrielle de la zone Euro a augmenté en novembre de 0.2%. L’acquis pour le T4 à fin novembre est de +1.5%(taux annuel) à comparer avec le recul observé de -1.5% eu T3.
  • Le profil du commerce extérieur chinois témoigne toujours d’une dynamique interne réduite.

Les points marquants de la semaine à venir

  • L’élément clé sera bien entendu la réunion de la BCE avec l’annonce d’une opération de Quantitative Easing. L’objectif technique est de mettre en place une politique monétaire plus accommodante car malgré des taux à 0%, la croissance est médiocre et le taux d’inflation est négatif. Il faut de nouveaux moyens afin que la BCE puisse satisfaire à ses objectifs. C’est ce que disait clairement la semaine dernière la Cour Européenne de Justice: la BCE doit avoir les moyens de mettre en œuvre la politique monétaire nécessaire à l’atteinte de ses objectifs. L’objectif philosophique est l’Eurobonds
  • Les élections grecques vont très certainement voir la victoire de Syriza
  • Le « Lending Survey » de la BCE sera important pour voir ce qui se passe du côté des banques (mardi)
  • L’emploi, les revenus (mercredi) et les ventes de détail (vendredi) au Royaume Uni
  • Le PIB chinois (mardi) pour le T4 2014 et l’ensemble de 2014
  • Première estimation des enquêtes PMI pour le mois de janvier (estimation avancée) (vendredi)
  • L’enquête ZEW en Allemagne et l’enquête NAHB aux USA