Après l’été; Vade-Mecum de rentrée

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Vade-mecum-Septembre2018-PW

Partons de l’échelle globale. Les signaux sur l’économie mondiale sont-ils toujours aussi robustes ?
La situation a changé depuis le début de l’année. En 2017, l’économie mondiale était portée par la progression plus rapide du commerce mondial. Ce n’est plus le cas. Depuis le début de l’année 2018, la dynamique des échanges ralentit et ne semble plus susceptible de créer le même type d’impulsion sur l’ensemble de l’économie.
Les enquêtes auprès des chefs d’entreprise dans le monde entier signalent un ralentissement de leurs commandes à l’export, traduction d’une dynamique mondiale moins rapide.commercemondial-markitjuin
Pourquoi cette accélération en 2017 ?
En 2016, alors que l’inflation était faible dans la plupart des pays à quelques exceptions (Russie, Brésil notamment), les banques centrales ont assoupli leur stratégie monétaire. La Federal Reserve américaine ne remontait son taux de référence que très lentement et communiquait suffisamment pour n’effrayer personne, notamment dans les économies émergentes.
Ces politiques monétaires plus accommodantes ont dopé la demande interne à chaque pays, poussant l’activité et les échanges à la hausse. Il y a eu une sorte d’allure commune qui a profité à tous. L’économie globale était entrée dans une dynamique vertueuse.

Qu’est ce qui a changé depuis ?
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Les Banques Centrales changent-elles de tempo?

Les banques centrales sont-elles devenues des sources de confusion pour les investisseurs ? C’est ce que l’on pourrait penser après les propos tenus par Mario Draghi, le président de la Banque Centrale Européenne, et par Mark Carney le gouverneur de la Banque d’Angleterre. Lors d’un séminaire organisé par la BCE, la semaine du 26 juin, l’un et l’autre ont eu des propos pouvant suggérer un changement rapide de la politique menée par ces deux institutions.

Mario Draghi s’est appuyé sur la plus grande robustesse du cycle économique en zone Euro pour signifier que la BCE devait en prendre compte dans la détermination de sa stratégie. Il a ainsi évoqué la disparition du risque déflationniste et l’apparition d’une situation de reflation. Ces propos ont immédiatement été interprétés comme le signal d’une fin programmée de la politique monétaire accommodante avec un arrêt dans un temps fini des achats d’actifs. Cela s’est traduit par une hausse de la monnaie européenne face au dollar et une remontée rapide des taux d’intérêt de long terme. La BCE a indiqué que ces mouvements étaient excessifs et traduisaient une sur-interprétation des propos de son président. Lire la suite

La Fed, la BCE: 2 politiques monétaires qui ne convergent pas

Voici la version in extenso de ma chronique publiée sur Forbes.fr et qui est disponible ici

La dynamique actuelle des politiques monétaires est fascinante. La Federal Reserve (la Fed), la banque centrale des Etats-Unis, vient d’annoncer la mise en place à la fin de l’année d’une stratégie en rupture avec celle mise en œuvre depuis décembre 2008. La Fed sortirait enfin de la crise financière qui a débuté en 2007/2008. De son côté la Banque Centrale Européenne (BCE) maintient le cap d’une politique très accommodante dans la durée. La zone Euro n’est pas, elle, capable de réduire les béquilles monétaires qui ont suivi la crise de 2008 et celle de 2012.

Il y a plusieurs points de divergence entre les deux géants économiques. Lire la suite