Optimisme aux Etats-Unis – Ma chronique macroéconomique

4 points à retenir cette semaine pour suivre la conjoncture

Point #1Les PME américaines sont très optimistes – Les ménages aussi
L’arrivée du nouveau président américain met en joie les dirigeants des PME aux USA. L’indice d’optimisme calculé par le NFIB est au plus haut depuis 2004. La rupture observée sur le graphe est spectaculaire.  Lire la suite

La zone euro finit bien l’année – Ma chronique macroéconomique

6 Points à suivre pour bien appréhender la conjoncture globale

Point #1 La conjoncture s’améliore en zone Euro
Les signaux conjoncturels apparaissent plus robustes au cours du 4ème trimestre. Les enquêtes menées auprès des chefs d’entreprise sont solides et ont tendance à s’améliorer. C’est ce que l’on constatait déjà avant les fêtes de fin d’année. Les indices IFO en Allemagne et du Climat des Affaires (INSEE) en France montraient une amélioration significative.
On le voit dans le cas français dans le graphe ci-dessous. L’indice est 5% au-dessus de sa moyenne historique et le décrochage à la hausse est rapide. L’indicateur synthétique présenté est en hausse pour chacune de ses composantes (Industrie, Services, Distribution et Construction). Lire la suite

L’inflation s’accélère – Ma chronique macroéconomique

5 points à relever cette semaine pour suivre la conjoncture économique globale

Point #1 – L’inflation s’accélère
Le mouvement haussier du taux d’inflation se constate au sein des pays industrialisés. Cela traduit partout une contribution négative moindre de l’énergie (voir ici)
Le taux d’inflation est désormais positif partout à l’exception du Japon (mais on aura le chiffre de septembre dans la nuit de jeudi à vendredi). En zone Euro il est de 0.4%, en France de 0.4% également, aux USA de 1.5% et au Royaume Uni de 1%. Les évolutions sont un peu plus réduites en Espagne 0.2% et en Italie 0.1% mais s’accélère en Allemagne à 0.65%.
Dans le même temps le taux d’inflation sous-jacent évolue peu.  La seule hausse notable est au Royaume Uni en raison de la hausse de la contribution plus forte des prix des biens industriels (hors énergie) qui sont pénalisés par la baisse du sterling. La contribution de ce poste passe de -0.35% en août à -0.09% en septembre ce qui est significatif. Lire la suite

Les banques centrales ne sont pas optimistes – Ma chronique macroéconomique

4 éléments à retenir de la conjoncture

Point #1La Fed est prête à remonter son taux de référence en décembre
Lors de sa réunion du 20/21 septembre la banque centrale américaine a indiqué 3 points
1 – Le maintien des taux d’intérêt dans l’intervalle [0.25; 0.50%] car il n’y avait pas d’urgence au regard des données macroéconomiques
2 – La Fed est néanmoins préoccupée par l’évolution à long terme de l’économie américaine. Elle a de nouveau abaissé la valeur d’équilibre de long terme de son taux d’intérêt de référence (taux des fed funds) à 2.9%. Cela traduit l’idée d’une dynamique de l’économie américaine qui se rapproche d’une forme de stagnation séculaire dont la caractéristique est un taux de croissance limitée de l’activité et un taux d’inflation réduit. Ceci se traduit par un taux d’intérêt d’équilibre plus faible que par le passé. Lire la suite

Repères pour un retour de vacances

Au retour de vacances il est toujours nécessaire de se remettre les indicateurs à l’esprit.
Je vous propose une série de graphes avec un commentaire rapide pour reprendre mes publications sur ce blog.

Point 1Une croissance décevante au 2ème trimestre aux USA et en France
En France, le PIB a marginalement reculé au 2ème trimestre (-0.04% soit -0.2% en taux annualisé) et aux USA sa progression n’a été que de 0.3% soit 1.2% en taux annualisé. Pour la France c’est un coup d’arrêt lié à une dynamique interne privée qui s’est stoppée. Sa contribution à la croissance du PIB (en taux annualisé) passe de 3.6% au cours des trois premiers mois de 2016 à -0.1% au cours du printemps. La consommation s’est effondrée avec une contribution qui est passée de 2.5% à 0% et l’investissement des entreprises a chuté passant d’une contribution de +1.1% à -0.1%.
La prévision de 1.5% pour 2016 par le gouvernement est à risque car il faudrait 0.55% (soit 2.2% en taux annualisé) au 3ème et au 4ème trimestre pour atteindre cet objectif. On ne voit pas spontanément ce qui permettrait à l’économie française de se caler deux trimestres consécutivement au dessus de sa croissance potentielle. Lire la suite

L’emploi s’améliore en France – Ma chronique macroéconomique

5 points à retenir cette semaine pour suivre la conjoncture globale

Point #1La demande interne: support fort de l’activité en zone Euro
La croissance du PIB de la zone Euro a été confirmée à 0.6% pour le premier trimestre 2016 (2.2% en taux annualisé). L’acquis pour l’année 2016 à la fin du premier trimestre est de 1.1%. On constate que le graphe ci-dessous une accélération de l’activité depuis la seconde partie de 2014.
L’analyse des contributions indique que la demande interne privée reste encore insuffisante puisqu’elle n’a toujours pas rejoint son niveau d’avant crise alors que c’est le support majeur de l’activité. Cela valide la politique monétaire de la BCE qui souhaite renforcer la demande courante et limiter le transfert de richesse dans le temps. C’est cela l’objectif de la politique monétaire encore aujourd’hui. Tant que la demande interne privée ne sera pas un support plus robuste à la croissance la BCE sera légitime à maintenir une politique de taux 0% ou négatif. Lire la suite

Des signaux fragiles sur l’activité globale – Ma chronique macroéconomique

9 points à relever cette semaine pour suivre la conjoncture globale

Point #1La conjoncture globale reste peu dynamique
Les enquêtes Markit et ISM suggèrent que le mois de mai n’est pas franchement celui du renouveau.
L’indice mondial calculé par Markit retombe à 50 contre 50.1 en avril. Cela indique que l’activité a évolué au même rythme en mai qu’en avril.
Les pays développés ont des allures contrastées. L’indice ISM aux USA s’améliore passant de 50.8 à 51.3. La hausse ne provient cependant que de délais de livraison qui sont plus lents. Les flux de commandes sont stables et la production progresse un peu moins rapidement qu’en avril. Il n’y a pas eu d’accumulation de stocks puisque le ratio nouvelles commandes sur stocks est stable un peu au-dessus de 1.2. En revanche l’indice Markit pour les USA est stable à 50.7 contre 50.8 en avril. Le plus étonnant est le repli supplémentaire de l’indice japonais. Cela est cohérent avec le recul, en tendance, de la production industrielle nippone. L’indice britannique s’est stabilisé peut être avec le sentiment, en mai, que le maintien du Royaume Uni dans l’Union Européenne s’affirmait?
Les indices émergents sont stables, au même niveau, un peu inférieur à 50, qu’en avril. Lire la suite