Après l’été; Vade-Mecum de rentrée

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Vade-mecum-Septembre2018-PW

Partons de l’échelle globale. Les signaux sur l’économie mondiale sont-ils toujours aussi robustes ?
La situation a changé depuis le début de l’année. En 2017, l’économie mondiale était portée par la progression plus rapide du commerce mondial. Ce n’est plus le cas. Depuis le début de l’année 2018, la dynamique des échanges ralentit et ne semble plus susceptible de créer le même type d’impulsion sur l’ensemble de l’économie.
Les enquêtes auprès des chefs d’entreprise dans le monde entier signalent un ralentissement de leurs commandes à l’export, traduction d’une dynamique mondiale moins rapide.commercemondial-markitjuin
Pourquoi cette accélération en 2017 ?
En 2016, alors que l’inflation était faible dans la plupart des pays à quelques exceptions (Russie, Brésil notamment), les banques centrales ont assoupli leur stratégie monétaire. La Federal Reserve américaine ne remontait son taux de référence que très lentement et communiquait suffisamment pour n’effrayer personne, notamment dans les économies émergentes.
Ces politiques monétaires plus accommodantes ont dopé la demande interne à chaque pays, poussant l’activité et les échanges à la hausse. Il y a eu une sorte d’allure commune qui a profité à tous. L’économie globale était entrée dans une dynamique vertueuse.

Qu’est ce qui a changé depuis ?
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La guerre commerciale s’amplifie

Trump veut étendre les sanctions tarifaires à 200 mds d’importations provenant de Chine au lieu de 50. Cela fait suite aux mesures de représailles de la Chine. Seulement la Chine n’importe pas 200 mds des US. Il lui faudra trouver d’autres mesures.

La guerre commerciale prend de l’ampleur et pénalisera forcément la croissance si elle continue.

Les économistes ruent dans les brancards

Les économistes américains se mobilisent contre les mesures protectionnistes de Donald Trump. L’interdépendance des pays développés et émergents mais aussi la dépendance au commerce mondial sont aujourd’hui trop importantes pour prendre le risque d’en modifier brutalement les règles. Au regard du climat politique peu coopératif, on ne peut pas exclure des représailles et une escalade qui serait très pénalisante pour la croissance, l’emploi et le niveau de vie. Les expériences du passé doivent forcément nous aider à réfléchir.

« Over a thousand economists have written to Donald Trump warning his “economic protectionism” and tough rhetoric on trade threatens to repeat the mistakes the US made in the 1930s, mistakes that plunged the world into the Great Depression.

The 1,140 economists, including 14 Nobel prize winners, sent the letter on Thursday amid an escalating row over trade between the US and the European Union. Trump has imposed tariffs on steel and aluminium imports but has granted temporary reprieves to the EU, Australia and other countries.

“In 1930, 1,028 economists urged Congress to reject the protectionist Smoot-Hawley Tariff Act,” the authors write, citing a trade act that many economists argue was one of the triggers for the Great Depression…. »

lire la suite ici dans le Guardian

Ricardo et la théorie de l’avantage comparatif – Joyeux anniversaire

Le 19 avril 1817, david Ricardo publiait son fameux traité « Des principes de l’économie politique et de l’impôt » dans lequel il développait la théorie des avantages comparatifs, élément fondamental et fondateur de la théorie du commerce international.
Douglas Irwin, professeur au Dartmouth College, fête ce deux centième anniversaire dans la note jointe.
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La démondialisation sera-t-il le mot de 2017?

Le référendum sur le Brexit au Royaume Uni et l’élection de Donald Trump ont mis en avant l’idée d’une remise en cause de la globalisation. La démondialisation serait en marche et consisterait en un processus de remise en cause de la longue phase durant laquelle les frontières ont eu tendance à s’estomper.

Depuis la seconde guerre mondiale les échanges internationaux se sont accrus à un rythme rapide, généralement au double de la progression de l’activité globale. Cette dynamique s’est, cependant, nettement atténuée. Depuis l’automne 2011 le rythme de progression des échanges ralentit un peu plus chaque année. Ainsi si de 1992 à 2007 le commerce mondial en volume était en hausse en moyenne de 7% l’an, il n’augmentait que de 0.8% en septembre 2016 par rapport à septembre 2015. C’est ce changement fort et durable qui souvent est le signal suggérant la démondialisation. Les échanges ne se développant plus aussi vite, le processus est en phase d’inversion. C’est cette dynamique plus réduite des échanges et la mise en place de mesures plus protectionnistes qui sont au coeur des discussions sur la démondialisation. L’économie globale changerait alors de mode de fonctionnement de façon spectaculaire .  Lire la suite