TopVoices sur LinkedIn

Pour la 3eme année consécutive je suis dans le TopVoices de LinkedIn. Ce classement reprend les 25 contributeurs les plus influents sur le réseau social en 2018. Découvrez les 24 autres en cliquant sur l’image ci-dessous.

On relèvera que cette année il y a 4 économistes. Sur 25 c’est beaucoup et significatif car lors des deux premiers classements Isabelle Job-Bazille et Stephanie Villers étaient déjà là. Comme quoi les économistes savent aussi se faire entendre et comprendre.

Sur ce que doit être un économiste. 

Je viens de lire cette définition dans le livre édité par Robert Skidelsky « John Maynard Keynes – The Essentiel Keynes » aux Éditions Penguin Classics (2015). 

JM Keynes l’écrivait à propos d’Alfred Marshall mais elle est a-temporelle pour être encore pertinente aujourd’hui. Je vous la livre. 

  
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Ma Chronique du 18 Mai

Verbatim de ma chronique hebdo

Plusieurs points à relever cette semaine

Le premier élément à souligner est le rebond de la croissance en France au 1er trimestre.
L’activité y a progressé de 0.6% soit 2.2% en taux annualisé.
Une hausse aussi rapide n’avait pas été constatée depuis le 2ème trimestre 2013. A l’époque, cette embellie n’avait pas eu de persistance et le trimestre suivant avait été négatif.
Si l’on regarde le graphique ci contre qui présente le PIB en niveau, on note que, depuis le 1er trimestre 2011, la progression de l’activité est très réduite. En moyenne depuis cette période la hausse n’est que de 0.5% en taux annualisé. Il est clair que cela n’est pas suffisant pour engendrer une dynamique forte de l’emploi.
L’acquis pour 2015 est de 0.7% à la fin du premier trimestre. Il faudrait faire 0.2% par trimestre durant les 3 derniers trimestres de 2015 pour atteindre une croissance de 1% sur l’année. Cela semble atteignable.

France-2015-T1-PIB-TendanceLe détail des composantes du PIB montre que la consommation (bleu clair) a eu une contribution qui s’est nettement accélérée. Sa contribution n’a jamais été aussi élevée depuis le dernier trimestre 2009. La hausse des dépenses d’énergie a eu une contribution importante à côté des dépenses automobiles. Les dépenses en services sont toujours importantes mais manquent de l’impulsion qui traduirait un véritable changement de régime dans le comportement des ménages.
Il y a pour l’instant plutôt des dépenses de rattrapage (auto) ou des dépenses contraintes (énergie en raison de la météo).
L’autre contribution importante à la croissance est l’accumulation de stocks (rouge). Le point ennuyeux est que depuis 2013 le manque de dynamisme de l’activité se traduit par une succession de stockage et de déstockage. Cela ne changera que si l’expansion se prolonge et modifie les anticipations des chefs d’entreprise qui trouveraient alors intéressant d’accumuler des stocks pour faire face à une demande plus vigoureuse dans le futur. Lire la suite

Anticipations Hebdo du 12 janvier 2015

Le document complet est ici en format pdf Anticipations Hebdo du 12 Janvier 2015

L’élément clé durant la semaine du 5 Janvier 2015
Le taux d’inflation en zone Euro est tombé en territoire négatif à -0.2%. Le graphique montre que l’énergie reste l’élément clé pour comprendre le repli de l’indice des prix. Cependant, les autres composantes de l’indice ne sont pas très vaillantes. Les contributions des biens hors énergie et de l’alimentation (y compris alcool et tabac) sont nulles et seule celle des services est positive mais à un niveau plus réduit que par le passé. Au regard de l’évolution du prix du pétrole sur les premiers jours de 2015, le repli du taux d’inflation va continuer.

ze-2014-decembre-inflation-energieLes autres éléments marquants Lire la suite