La dynamique de l’emploi s’essouffle en France

La dynamique de l’, en , se dégrade si l’on suit l’enquête et celle sur le climat des affaires de l’ Le point haut du cycle est passé, cela s’observe sur le marché du travail. L’inquiétude sur l’emploi du troisième trimestre (voir ici) se confirme pour le 4ème trimestre. L’accélération à la baisse observée cet automne est préoccupante et suggère que le cycle s’est affaibli.emploifr-markitinsee-nov2018.png

La lente transformation du marché du travail en France

Le taux de chômage est stable en France au troisième trimestre. Il s’établit ainsi à 8.8% pour la France métropolitaine, comme au cours du printemps et à 9.1% lorsque l’on intègre les DOM TOM, là aussi comme au printemps dernier. L’allure du taux de chômage est cohérent avec celle du cycle économique. Il réagit un peu plus vite à l’évolution de la croissance maintenant qu’avant le crise de 2007/2008.
Les indicateurs suggèrent tous que la croissance est plus riche en emplois et qu’elle retrouve une certaine vertu avec la hausse du travail à temps plein, la hausse des Contrats à Durée Indéterminée et la baisse de la part des Contrats à Durée Déterminée.

Le marché du travail devient plus flexible et c’est certainement un facteur positif pour la dynamique de l’emploi. Il faut maintenant que la composante « formation » soit mis en place de façon efficace pour accentuer encore ce phénomène en enrichissant le capital humain. L’objectif est de faire baisser durablement le chômage et se rapprocher du plein emploi. La loi votée peut y contribuer, il faut désormais la mettre en oeuvre. Lire la suite

L’emploi privé s’améliore à la marge au 3ème trimestre en France

La bonne nouvelle sur l’emploi est que le nombre d’emplois nouveaux dans le secteur privé est en hausse par rapport au deuxième trimestre. Il y a eu 30 200 emplois supplémentaires durant les mois d’été à comparer à juste 22 400 au cours du printemps. La mauvaise nouvelle est que la dynamique de l’emploi en 2018 est beaucoup plus réduite que l’an dernier. Sur les trois premiers trimestres de l’année il a été créé 33 800 emplois en moyenne par trimestre contre 82 100 sur les trois premiers trimestres de 2017.
Cette inflexion reflète celle de la croissance. L’expansion de l’activité a franchement ralenti depuis le début de l’année et l’emploi a suivi mais de façon plus marquée que le PIB. Le rebond du PIB au troisième trimestre, bien que limité, a été beaucoup plus rapide que celui de l’emploi.
La croissance modérée attendue pour la fin de l’année et pour 2019 (1.4%) ne plaide pas pour une allure très rapide de créations d’emplois sur le marché du travail. Lire la suite

L’emploi et la machine

As long ago as 1984, in his Paths to Paradise, André Gorz, a self-proclaimed “revolutionary-reformist” stated, baldly, that the “micro-economic revolution heralds the abolition of work”. He even argued that “waged work . . . may cease to be a central preoccupation by the end of the century”. His timing was wrong. But serious analysts think he was directionally right. So what might a world of intelligent machines mean for humanity? Will human beings become as economically irrelevant as horses? If so, what will happen to our individual self-worth and the organisation of our societies?

Lire l’article de Martin Wolf

www.ft.com/content/02d486ba-ecc1-11e7-8713-513b1d7ca85a

La BCE et le plein emploi en zone Euro

« Pour réduire durablement le taux de chômage en zone Euro, la BCE doit copier la stratégie de la Fed »

La croissance de la zone Euro s’est nettement accélérée en 2017 avec un chiffre de 2.5% après 1.8% en 2016. C’est le chiffre le plus fort depuis 2007. La BCE a eu un rôle considérable dans cette amélioration des conditions de l’activité. Le maintien de taux d’intérêt très bas soit par un taux de refinancement à 0% soit par l’impact des opérations d’achat d’actifs pour les taux de maturité plus longue a été efficace.
Ces opérations ont permis de forcer les européens à dépenser maintenant en réduisant les incitations à transférer leur richesse dans le temps. Sur ce point Mario Draghi a été très ingénieux puisque cela a fonctionné. L’expansion observée actuellement est portée par la demande interne privée soit la consommation des ménages et l’investissement.
Pour autant, le taux de chômage reste élevé. Par rapport à la fin de l’année 2007 il est toujours, pour la zone Euro 1.4 point supérieur. A l’époque il était à son point bas à 7.3%. Cela veut dire que le processus d’ajustement à la hausse de la croissance n’est pas encore achevé. Lire la suite

Emploi en zone Euro: + 6.6 millions d’emplois depuis 2013

Au premier semestre 2017, l’emploi en zone Euro est revenu au dessus de son point haut connu au premier trimestre 2008. Cela était déjà observable au premier trimestre 2017 mais cette amélioration est confirmée lors des 3 mois du printemps.
Cette robustesse de l’emploi traduit un effet de rattrapage après les années difficiles dans un contexte de croissance plus robuste et moins incertaine.  On voit sur le graphe l’emploi a une allure plus lisse que le PIB mais est bien en phase de rattrapage.
Depuis le début de la reprise, au premier trimestre 2013, la zone Euro a créé 6.6 millions d’emplois. Lire la suite