Message des ménages français: no future

Pour les ménages français, le futur s’est assombri depuis 2 mois. L’indice de confiance des ménages a plongé et la perception des ménages quant à leur propre situation ou celle de l’ensemble des français est à un niveau très bas, pas forcément très différente de celle observée lors de la période après le choc Lehman de 2008/2009.
Il y a là une mesure du ressenti de ce qui se passe en France actuellement. La différence est qu’en 2008/2009 le choc était extérieur et d’une certaine manière il suffisait d’attendre pour que les effets s’estompent.
Aujourd’hui le choc est endogène, il a sa source dans la dynamique même de la société française. Quand on observe l’évolution sur un an de l’indice de confiance des ménages on constate que le choc est plus fort qu’à l’hiver 1995 lors du blocage de l’économie française.
La conséquence est que les ménages n’arrivent plus à se projeter dans l’avenir. La perception de leur propre situation est très dégradée conduisant à un comportement plus attentiste entraînant alors une dégradation de la conjoncture et une dynamique s’inscrivant dans un cercle vicieux.
Pour en sortir, le gouvernement doit proposer des mesures en rupture susceptibles de modifier très vite la perspective de chacun afin d’éviter des dérives politiques dramatiques. C’est lui qui en a la responsabilité et ce n’est certainement pas en accentuant la pression fiscale que la solution sera trouvée.

La croissance française dans la tourmente

La hausse du PIB a été révisée à la baisse au 3ème trimestre à 0.3% (contre 0.4%). Dès lors la croissance pour l’ensemble de l’année sera de 1.5%. L’objectif du gouvernement à 1.7% n’est plus atteignable.
Pour 2019, l’acquis en fin d’année sera un peu inférieur à 1% et en reprenant le scénario de l’INSEE, tel que présenté dans sa note de conjoncture publiée en début de semaine alors la croissance sera de 1.2%.
Cela veut dire que le déficit public en 2019 sera bien plus élevé que celui qui vient d’être adopté par la loi de finances et qui table sur une croissance de 1.7%. Il était initialement de 2.8%, il atteindra probablement 3.5%.

L’INSEE attend un rebond modéré de l’activité en 2019

La note de conjoncture de l’INSEE fait l’hypothèse que la conjoncture française n’est pas affectée durablement par la crise sociale du 4ème trimestre. L’allure de la croissance au cours du premier semestre 2019 est finalement cohérente avec celle observée depuis 2013 en dehors de l’année exceptionnelle de 2017.
On peut constater ce « retour à la normale » en observant sur le graphe la variation d’un semestre sur l’autre de l’évolution de l’activité économique mesurée par le PIB. L’allure est, à nouveau, proche de celle d’avant 2017, la croissance est proche de son potentiel.
Dans les chiffre, la croissance moyenne serait de 1.5% en 2018 et l’acquis à la fin du premier semestre de 2019 serait de 1%.

La conjoncture française à l’arrêt

La conjoncture en #France connait un sérieux trou d’air en décembre. L’activité selon #Markit s’est arrêtée. L’indice composite a convergé vers 50. L’Allemagne et la zone Euro ralentissent fortement. Pas d’impulsion de nos voisins et pas de reprise en France attendue en 2019

La situation en zone Euro n’est pas plus flamboyante même s’il n’y a pas eu directement l’impact des troubles sociaux français. Le coup de froid de l’activité est européen via la convergence vers la croissance potentielle mais avec des coups d’accélérateur en France, en raison des troubles sociaux, et en Italie déjà en récession.