L’inflation en 2019 va franchement baisser

La volatilité de l’inflation est depuis longtemps conditionnée par le prix du pétrole. En 2018, jusqu’en octobre, au moins, l’inflation de la zone Euro a été expliquée pour près de la moitié par la contribution de l’énergie. En 2019, le prix de référence du pétrole à partir duquel on calculera la contribution va être élevé (72.8 dollars en moyenne en 2018 avec des pointes à 86) contre 63 dollars maintenant. Il faudra  que le prix grimpe, en moyenne, de 10 dollars pour que la contribution de l’énergie soit nulle et au-delà pour avoir une contribution positive. L’inflation en 2019 risque d’être inférieure à l’inflation sous-jacente qui restera autour de 1%. Pas de normalisation attendue des politiques monétaires.
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Taux d’inflation à 1.9% en mai en zone Euro

Le taux d’inflation de la zone Euro s’est sensiblement accéléré en mai à 1.9% contre 1.2% en avril. Le taux d’inflation sous jacente est passé de 0.7% à 1.1%.
Deux raisons expliquent ce mouvement haussier
Le premier est un effet pétrole – La contribution de l’énergie passe de 0.25% en avril à 0.59% en mai. Cela représente l’impact de la hausse du prix de l’or noir. Ce phénomène n’est pas encore terminé et à prix équivalent en juin l’effet sera un peu plus fort avant de décélérer tout au long de la seconde partie de 2018
Le second effet est lié aux services dont la contribution est passé de 0.46% à 0.71% en raison d’un facteur saisonnier (pentecôte). Ce phénomène devrait s’éroder en juin.
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Si le prix du pétrole se stabilise, ce qui semble être le message de l’OPEP la semaine dernière, alors le taux d’inflation va refluer au cours des prochains mois. La hausse temporaire de l’inflation ne devrait pas perturber la stratégie monétaire de la BCE.

Pas d’accélération attendue de l’inflation en zone Euro

Au regard de l’évolution du prix du pétrole, le taux d’inflation pour la zone Euro (voir ici) m’a paru un peu élevé. En regardant un peu plus avant je m’aperçois que la baisse du prix du pétrole n’a pas été accompagnée par un mouvement similaire de la contribution de l’énergie au taux d’inflation.
C’est ce que montre le graphe suivant.
La courbe en bleu montre l’évolution sur un an du prix du pétrole en euro. En août 2017 le chiffre est proche de 0%. Cependant, on voit que la courbe violette, qui est la contribution de l’énergie au taux d’inflation, n’a pas eu la même allure au cours des dernier mois. La contribution a reculé par rapport aux points de début d’année mais pas dans les mêmes proportions que ce que suggère le prix du pétrole.
La courbe rouge est la variation du prix du pétrole en faisant l’hypothèse d’un prix à 52.5USD (moyenne Janvier à août 2017) et d’un taux de change qui suit les évolutions récentes et qui reste à 1.18 pour le reste de l’année 2017. La variation annuelle sur les derniers mois de 2017 va rester négative. Même si l’on fait une hypothèse à 55 dollars la variation annuelle termine en territoire négatif. Cela devrait tirer vers le bas la contribution de l’énergie et de ce fait limiter le taux d’inflation de la zone Euro au cours des derniers mois de 2017.
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Inflation plus rapide en zone Euro

L’inflation de la zone Euro s’est accélérée en août à 1.5% contre 1.3% en juillet.

Ce mouvement haussier traduit 3 phénomènes: le rebond de la contribution de l’énergie, la hausse continue de la contribution des prix de l’alimentation et l’accélération depuis avril de la hausse du prix des services.
L’indice sous-jacent (biens et services) qui avait une contribution relativement stable (entre 0.5 et 0.6%) au taux d’inflation depuis 2014 est désormais entre 0.8 et 0.9%. La hausse de l’euro va caper le mouvement en réduisant la contribution des prix des biens manufacturés mais cela ne compensera pas totalement ce que l’on observe sur les services pour lesquels l’impact de la hausse de l’euro est limité. Il est possible qu’il y ait eu un léger changement de régime sur l’indice sous-jacent.
Cela alertera-t-il la BCE? Il est encore trop tôt pour le dire mais il est possible que la dynamique des prix soit moins prévisible que ce qui était imaginé. Trop tôt quand même pour le dire – l’exemple américain nous montre que les hausses de l’inflation peuvent n’être que temporaire.
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L’inflation française à 0.9% en Août

L’estimation avancée de l’inflation française est ressortie à 0.9% en Août après 0.7% en juillet. La décomposition est une contribution d’un peu de 0.4% pour l’énergie et d’un peu plus de 0.5% pour les autres composantes de l’indice des prix. La composante la plus volatile est l’énergie en raison des fluctuations du prix du pétrole. On note cependant que la composante hors énergie est stable depuis le milieu de l’année 2014. Peu de tensions sur l’appareil productif et une capacité à fixer les prix qui est réduite. La France n’est pas forcément très différente des autres pays développés mais partout l’ajustement nominal n’est plus aussi déterminant dans la dynamique cyclique. Cela veut dire que cet ajustement se fait principalement sur les données réelles que sont l’activité et l’emploi. Pas sûr que l’on gagne au change
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