Emmanuel Macron: 1 an à l’Elysée – Partie 2 – L’Europe

Les mesures prises par le gouvernement Macron au cours de sa première année sont-elles en phase avec les changements constatés à l’échelle globale ? C’est la question à laquelle doit répondre une interrogation sur la première année du président français car il est trop tôt pour faire un bilan.

Dans la partie une, j’évoquais la nécessité de rendre la croissance plus autonome même dans un monde qui reste globalisé. J’expliquais la nécessité d’améliorer les innovations associées à l’investissement et de rendre le travail plus réactif. Un travail récent de Gilbert Cette et alii suggère, à partir, d’une large comparaison internationale, que la rigidité du marché du travail en France est une source de substitution entre le travail et le capital. Cela expliquerait un taux d’investissement élevé en France. Par contre les auteurs constatent que l’innovation associé à cet investissement est insuffisante et ne permet pas d’augmenter la productivité de façon satisfaisante. Une autre conclusion de ce travail est qu’une plus grande réactivité du travail peut être associée à une meilleure qualité du capital.
C’est cette équation qui est au cœur de la question de l’offre en France : il faut rendre le capital plus efficace et faciliter la réactivité du marché du travail. J’indiquais que les mesures prises sur l’investissement public ainsi que les ordonnances sur le marché du travail permettaient certainement de desserrer ces contraintes facilitant ainsi l’ajustement de l’offre.

Il y a deux autres ruptures majeures dans l’économie mondiale auxquelles l’économie française doit répondre pour s’intégrer encore davantage: celle de la localisation de la production et celle de l’innovation.

La deuxième rupture est celle de la localisation géographique de la production Lire la suite

Emmanuel Macron: 1 an à l’Elysée (partie 1)

Le président Macron est à l’Elysée depuis maintenant un an. Il est trop tôt pour faire un bilan parce que le Président de la République a indiqué vouloir être jugé sur l’ensemble de son mandat de 5 ans mais aussi parce que la conjoncture globale très favorable est susceptible d’engendrer un biais dans la lecture des résultats. Les indicateurs d’activité ont été forts en même temps que ceux de la zone euro et se sont repliés aussi de la même façon. Lire la suite

Repli sur soi ou réponse globale – Le défi de 2018

Qui sortira vainqueur de la confrontation qui se joue actuellement à l’échelle du monde ? La vision du repli sur soi, bien présente ces derniers mois, vise à redonner de l’autonomie à l’échelle locale. Quant à l’approche plus coopérative considérant l’alliance des forces comme salutaire pour résoudre les problèmes planétaires, elle s’inscrit dans la continuité du dialogue.  Le choix entre ces deux visions sera tout l’enjeu de 2018.
Le monde n’est plus aussi unanime quant à la perception de la globalisation.

La dynamique coopérative qui prévalait, notamment avant la crise de 2008, n’est plus forcément la pensée dominante. Cela a pu se voir au moment de diverses élections ou référendums car le jeu coopératif de la mondialisation n’a pas engendré une distribution uniforme des revenus notamment au sein des pays développés. La fameuse courbe de l’éléphant de Branko Milanovic a été souvent exploitée pour montrer que dans cette mondialisation, les travailleurs les moins bien lotis dans les pays occidentaux avaient payés le prix de la croissance rapide des pays émergents et notamment de la Chine et de l’Inde. Lire la suite