L’étrange comportement des USA sur le marché du pétrole

Les sanctions américaines ont d’abord touché la Russie le 6 avril puis c’est l’Iran qui a déclenché l’ire américaine, le 2 mai, et demain, après les élections présidentielles du 20 mai, ce sera probablement le Venezuela où le gouvernement est accusé de corruption par la Maison Blanche.
Les annonces successives ont affecté à la hausse le prix du pétrole. Après l’annonce des sanctions contre la Russie le 6 avril le pétrole est passé durablement au-dessus de 70 dollars puis après celles contre l’Iran le 2 mai il est passé au-dessus de 75 dollars.
Ce mouvement sur les prix traduit une incertitude plus marquée sur le marché du pétrole puisque les pays concernés seront contraints dans leur habilité, demain, à réinvestir dans de nouvelles capacités puisqu’une grande partie de la technologie dépend de brevets étrangers et notamment de brevets américains. Lire la suite

Le prix du pétrole au dessus de 75 dollars

La décision de la Maison Blanche de sortir de l’accord avec l’Iran nous oblige à prévoir un prix du pétrole durablement au-dessus de 75 dollars le baril. Il est ce matin à près de 77 dollars comme le montre le graphe ci-dessous.
L’Iran représente près de 10% de la production de l’OPEP et 3.9% de la production mondiale. C’est aussi plus de 9% des réserves mondiales. Les mesures prises par Donald Trump vont limiter la capacité de l’Iran d’avoir accès aux technologies les plus productives sur le pétrole. Or c’est un secteur où l’innovation va bon train et où la nécessité d’investir est forte. A court terme, je n’imagine pas de stratégie dans laquelle l’Europe, très impliquée en Iran, puisse adopter une stratégie de rapport de force avec les USA. Les entreprises européennes devront s’adapter aux contraintes et aux sanctions américaines.  Lire la suite

Quel est le prochain cygne noir?

La chute du prix du pétrole depuis la mi-2014 révèle des déséquilibres majeurs qui pourraient être à l’origine de ruptures à venir pour l’économie globale. C’est ce que suggère Marcello Minenna lorsqu’il se penche sur la situation de l’Arabie Saoudite.
En 2011 son solde budgétaire est excédentaire (20% du PIB), ses réserves de changes sont de 700 Milliards de dollars et sa dette publique est nulle. Mais après la baisse du prix du pétrole, son déficit public est de 16% du PIB en 2015, ses réserves de changes sont inférieures à 600 Milliards et sa dette publique est de l’ordre de 10% du PIB.
Peut on dans ses conditions anticiper une stratégie de remontée des prix du pétrole alors que l’économie globale est peu dynamique?

La réponse de Marcello Minenna
Saudi Arabia: The Next Black « Swan » For The Global Economy

Just two weeks ago, the Saudi government announced that in September it will hit the international bond markets with a Dollar denominated issue. In the Kingdom’s history, this is the first foreign debt issue. Incredible though it may appear, the sheiks, holders of the world’s largest oil reserves, appear cash-starved. The Saudi monarchy that in 2011 was achieving an astounding fiscal surplus of 20% of GDP with zero public debt and sitting on over $700 billion of foreign reserves, has markedly seen its fortunes go into reverse since the oil price collapse in mid-2014. In 2015 the surplus morphed into a nasty deficit of up to 16% of GDP, public debt climbed to 10% while the currency reserves declined to below $ 600 billion. The Kingdom enacted even a few cuts in public expenditures, a measure unheard-of in the land of a guaranteed lifetime employment in the government sector.

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