Attention danger

WASH­ING­TON—The U.S. ex­pects all coun­tries to cut oil im­ports from Iran to “zero” by Nov. 4 or risk sanc­tions, a se­nior U.S. State De­part­ment of­fi­cial said on Tues­day, ex­press­ing a tough­en­ing of the Trump ad­min­is­tra­tion’s Iran pol­icy as Wash­ing­ton tries to po­lit­i­cally and eco­nom­i­cally iso­late Tehran.

www.wsj.com/articles/u-s-signals-zero-tolerance-on-future-iran-oil-exports-1530028859

Accord de l’OPEP: l’Arabie grande gagnante

L’accord sur une hausse de la production au sein de l’OPEP va principalement profiter à l’Arabie Saoudite. Elle détient des capacités pour produire davantage alors que l’Iran verra sa production reculer (sanctions) et qu’au Venezuela la production continue de se contracter en raison d’un désordre interne fort.

Le changement dans cet accord est que la hausse est globale et non par pays. Le système des quotas bat de l’aile. C’est aussi pour cela que l’Arabie en tirera profit.

Autrement les USA et son allié l’Arabie sont les grands gagnants de cet accord

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www.bloomberg.com/view/articles/2018-06-22/trump-and-saudis-win-big-in-opec-deal

Les ministres de l’OPEP accroissent leur production – Bloomberg

L’OPEP a trouvé un accord pour augmenter sa production d’1 million de barils/jour en dépit du retrait de l’Iran. Cet accord préliminaire devrait être validé par l’assemblée générale de l’OPEP.

La hausse de la production serait voisine de 600 000 barils car certains pays (Venezuela par exemple) ne peuvent produire davantage.

Cela devrait permettre de relâcher les tensions et éviter une hausse des prix supplémentaire

— À lire sur www.bloomberg.com/news/articles/2018-06-21/opec-ministers-back-raising-oil-output-despite-iran-s-objection

Italie, Pétrole – Ma chronique du lundi

Les prochaines élections générales en Italie seront centrées sur l’euro et l’appartenance de l’Italie à la zone Euro. C’est la conclusion que l’on peut faire du refus, à juste titre, du président italien, Sergio Mattarella, de valider un gouvernement qui aurait été dominé par la Ligue dont on connait le peu de goût pour l’Europe et ses institutions.
Ce qui effraie est que les italiens ne sont plus fans de la zone Euro. Dans le dernier sondage (Octobre 2017) Euro-baromètre de la Commission Européenne, 40% pensent que l’Euro est une mauvaise chose pour l’Italie contre 25% pour la zone Euro et pour la France. Seulement 45% trouvent que c’est un facteur positif pour l’Italie contre 64% en moyenne dans la zone Euro et en France. On voit bien que la question européenne, qui avait eu un rôle très important dans la campagne électorale française au printemps 2017, ne repose pas sur les mêmes ressorts en Italie. Près de la moitié des italiens sont sceptiques quant à l’intérêt de la monnaie européenne. C’est une vraie différence.

Ne doutons pas que la Ligue fera campagne sur ce thème et que ce sera la source de la polarisation de la politique en Italie. La question dès lors est de savoir qui incarnera le soutien de l’euro dans l’ensemble des partis italiens? Le Parti Démocrate serait légitime de le faire mais avec qui? Peut on imaginer le Forza Italia de Berlusconi être le fer de lance d’une campagne pour l’euro?
Un point particulier est que l’action de Mattarella ne peut fonctionner qu’une fois. Il ne pourra pas s’opposer éternellement à un gouvernement qui veut se positionner contre l’euro et l’Europe.  C’est une fragilité de la situation actuelle qui doit inciter à la mobilisation en Italie. Lire la suite

L’étrange comportement des USA sur le marché du pétrole

Les sanctions américaines ont d’abord touché la Russie le 6 avril puis c’est l’Iran qui a déclenché l’ire américaine, le 2 mai, et demain, après les élections présidentielles du 20 mai, ce sera probablement le Venezuela où le gouvernement est accusé de corruption par la Maison Blanche.
Les annonces successives ont affecté à la hausse le prix du pétrole. Après l’annonce des sanctions contre la Russie le 6 avril le pétrole est passé durablement au-dessus de 70 dollars puis après celles contre l’Iran le 2 mai il est passé au-dessus de 75 dollars.
Ce mouvement sur les prix traduit une incertitude plus marquée sur le marché du pétrole puisque les pays concernés seront contraints dans leur habilité, demain, à réinvestir dans de nouvelles capacités puisqu’une grande partie de la technologie dépend de brevets étrangers et notamment de brevets américains. Lire la suite

Le prix du pétrole au dessus de 75 dollars

La décision de la Maison Blanche de sortir de l’accord avec l’Iran nous oblige à prévoir un prix du pétrole durablement au-dessus de 75 dollars le baril. Il est ce matin à près de 77 dollars comme le montre le graphe ci-dessous.
L’Iran représente près de 10% de la production de l’OPEP et 3.9% de la production mondiale. C’est aussi plus de 9% des réserves mondiales. Les mesures prises par Donald Trump vont limiter la capacité de l’Iran d’avoir accès aux technologies les plus productives sur le pétrole. Or c’est un secteur où l’innovation va bon train et où la nécessité d’investir est forte. A court terme, je n’imagine pas de stratégie dans laquelle l’Europe, très impliquée en Iran, puisse adopter une stratégie de rapport de force avec les USA. Les entreprises européennes devront s’adapter aux contraintes et aux sanctions américaines.  Lire la suite

Quel est le prochain cygne noir?

La chute du prix du pétrole depuis la mi-2014 révèle des déséquilibres majeurs qui pourraient être à l’origine de ruptures à venir pour l’économie globale. C’est ce que suggère Marcello Minenna lorsqu’il se penche sur la situation de l’Arabie Saoudite.
En 2011 son solde budgétaire est excédentaire (20% du PIB), ses réserves de changes sont de 700 Milliards de dollars et sa dette publique est nulle. Mais après la baisse du prix du pétrole, son déficit public est de 16% du PIB en 2015, ses réserves de changes sont inférieures à 600 Milliards et sa dette publique est de l’ordre de 10% du PIB.
Peut on dans ses conditions anticiper une stratégie de remontée des prix du pétrole alors que l’économie globale est peu dynamique?

La réponse de Marcello Minenna
Saudi Arabia: The Next Black « Swan » For The Global Economy

Just two weeks ago, the Saudi government announced that in September it will hit the international bond markets with a Dollar denominated issue. In the Kingdom’s history, this is the first foreign debt issue. Incredible though it may appear, the sheiks, holders of the world’s largest oil reserves, appear cash-starved. The Saudi monarchy that in 2011 was achieving an astounding fiscal surplus of 20% of GDP with zero public debt and sitting on over $700 billion of foreign reserves, has markedly seen its fortunes go into reverse since the oil price collapse in mid-2014. In 2015 the surplus morphed into a nasty deficit of up to 16% of GDP, public debt climbed to 10% while the currency reserves declined to below $ 600 billion. The Kingdom enacted even a few cuts in public expenditures, a measure unheard-of in the land of a guaranteed lifetime employment in the government sector.

Lire la suite Saudi Arabia: The Next “Black Swan” For The Global Economy