Quand les banquiers centraux deviennent procycliques

La croissance ralentit à l’échelle globale, c’est ce que suggèrent les différentes enquêtes menées auprès des chefs d’entreprise mais aussi l’allure moins rapide du commerce mondial. C’est à ce moment là que les banquiers centraux ont décidé de changer le profil de la politique monétaire passant d’un biais accommodant à un biais plus restrictif.
La croissance de 2017 à l’échelle mondiale était la résultante d’une politique monétaire globalement accommodante. Cela avait permis de renforcer la demande domestique au sein de chaque pays et de redynamiser le commerce mondial.
Avec le biais plus restrictif sur la politique monétaire, le risque est de peser encore davantage sur une conjoncture moins dynamique et de donner à la stratégie des banques centrales un caractère procyclique non nécessaire. Le risque est d’infléchir encore davantage la dynamique de l’économie et de peser sur l’emploi.
La justification d’un tel biais ne peut être une accélération de l’inflation puisque celle ci résulte de la hausse du prix de l’énergie et pas du tout de tensions au sein de l’économie. Dans une telle configuration les banquiers centraux doivent être neutres.

L’analyse de ce biais restrictif non nécessaire est développée dans mon blog anglais ici

Stratégie de la Fed, dollar et marchés émergents

Sur mon blog anglais je reviens sur la stratégie de la Fed et la nécessité pour elle de remonter ses taux d’intérêt pour éviter de trop importants déséquilibres résultants de la politique budgétaire trop accommodante de la Maison Blanche.
La divergence avec les taux de la BCE est impressionnante et devrait se traduire par une appréciation supplémentaire du billet vert. La conséquence est une plus grande fragilité des pays émergents. La hausse des taux courts US et celle du dollar ont fortement réduit l’intérêt du carry trade. Cela se traduit par d’importantes sorties de capitaux et une réduction de la liquidité sur les marchés émergents. La crise là bas n’est pas terminée.
L’article est disponible ici
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L’aplatissement de la courbe US et l’activité. Ce n’est pas différent du passé

Sur mon blog anglais, je discute de l’assertion de Jay Powell selon laquelle l’aplatissement de la courbe des taux US (10 ans moins 2 ans) n’est pas un signal négatif sur le profil de l’activité car la croissance est robuste.

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