Juste un coup de froid pour l’Allemagne ?

At l’Allemagne comment ca va ? Pas très fort ? Est ce juste un coup de froid ou est ce plus grave ? Avec la Maison Blanche qui pense que l’économie mondiale est un jeu à somme nulle cela pourrait aller bien au delà du refroidissement. Celui ci pourrait n’être que le premier symptôme de quelque chose de plus grave

La dynamique d’activité se renforce en France

Net rebond de l’activité dans le secteur manufacturier en #France contrairement à la zone #Euro et à l’#Allemagne.Serait-ce un effet de la politique économique spécifique à la France (relèvement de la prime d’activité, prime défiscalisée,..) visant à soutenir la demande interne alors qu’un choc externe pénalise l’activité? On ne peut l’exclure

C’est le rôle de la politique économique que de mettre en oeuvre des mesures visant à contrecarrer et amortir les chocs négatifs externes. Les mesures annoncées par Macron en décembre ont alimenté le pouvoir d’achat et soutenu la demande interne afin d’amortir le choc extérieur (net ralentissement du commerce mondial depuis l’automne). L’objectif n’est pas de relancer la croissance mais de la stabiliser et de l’immuniser face au risque externe. Cela semble fonctionner/

BCE: comment cramer des munitions pour rien

A Sintra, lors du séminaire de la BCE, Mario Draghi a insisté sur le risque relatif à la croissance et aux difficultés de satisfaire la cible d’inflation (proche mais en dessous de 2%). Si des risques supplémentaires se matérialisaient alors la BCE pourrait réduire ses taux et relancer une procédure d’achats d’actifs. L’idée est de reprendre et d’accentuer ce qui a fait le succès de la BCE depuis 2013. (Taux bas =moindre incitation à reporter sa richesse dans le temps compte tenu du faible rendement associé. Cela avait soutenu la demande interne)

Il a dans le même temps appeler à une politique économique active. Sur ce point l’échec dans la mise en œuvre d’un budget de la zone euro reflète des comportements non homogènes en zone euro. Il n’y aura pas de politique budgétaire de la zone euro. On ne peut donc pas imaginer une politique de la zone euro à deux composantes.
Or une règle majeur de la théorie de la politique économique est qu’il faut autant d’instruments que d’objectifs. Il y a deux objectifs (croissance et inflation) et un seul instrument, la politique monétaire.

Cela ne fonctionnera pas surtout avec une série de chocs extérieurs négatifs. En 2016/2017, la politique monétaire avait bénéficié d’un contexte international favorable même si la politique budgétaire était peu active. Aujourd’hui, l’environnement n’est plus aussi porteur et l’absence de politique budgétaire rendra difficile l’amortissement des chocs externes. La BCE va donc agir seul et en devenant plus accommodante elle va cramer des munitions pour un résultat médiocre.

Repli du ZEW, l’Allemagne dans la tourmente

Le repli du ZEW en juin accroît le risque à la baisse de l’activité allemande (récession technique ?). Les risques et incertitudes sont tels que l’on ne peut anticiper un rebond rapide de l’activité globale. La croissance du PIB va ralentir et sûrement entrer en territoire négatif.

Le repli de la composante anticipations est spectaculaire sur le mois mais ce qui compte et explique le repli de l’indice ZEW composite est l’allure des conditions courantes.

L’Allemagne est prise dans la tourmente des risques sur le commerce mondial. Les exportations ont reculé de près de 5% en valeur en avril (et de 3% en volume depuis le début de l’année). L’impulsion habituelle de l’économie allemande est moins robuste et cela devrait persister.

Mario Draghi annonçait ce matin à Sinatra la possibilité de nouvelles mesures dans les prochains mois. Cela pourrait aller plus vite que prévu.

Une BCE trop restrictive

Mario Draghi a déclaré que la BCE était prête à agir si nécessaire. Mais il ya quelque chose que je ne comprends pas: la BCE a révisé à la baisse ses prévisions de croissance et d’inflation pour cette année et les deux prochaines années. La croissance devrait à peine converger pour atteindre 1,4% en 2021 et le taux d’inflation devrait être de 1,6% pour la même année (beaucoup moins que l’objectif de la BCE).

Cela peut-il être rassasiant? Non, ce niveau de prévisions est trop bas. Cela signifie que la zone euro n’a pas été en mesure d’amortir le choc négatif externe. Si la politique monétaire laisse encore une marge de manœuvre, cela signifie que la position actuelle est trop restrictive. Les prévisions actuelles concernant les futures mesures de politique monétaire ne suffisent pas pour inverser la tendance. Besoin de plus