Le Brésil à la veille d’un changement brutal

Les élections au Brésil vont probablement porter au pouvoir Bolsonaro dont le penchant populiste n’a rien à envier à Trump, Orban, Erdogan ou Duterte.

Vous trouverez, sur mon blog anglais, 2 textes sur la personnalité de Bolsonaro et sur le système politique brésilien qui s’éloigne de la démocratie.

Brésil – La très longue récession

La situation du Brésil reste très préoccupante. Le PIB s’est à nouveau replié au 4ème trimestre 2016. Il a reculé de -3.4% en taux annualisé après -2.9% au 3ème trimestre. C’est la 8ème baisse consécutive.
Sur l’ensemble de l’année 2016, le PIB a baissé de -3.6% après déjà -3.8% en 2015. Le repli depuis le point haut du premier trimestre 2014 est de 9%.
L’acquis pour 2017 à la fin de 2016 est négatif à -1.1%.
Le premier graphe montre le profil du PIB et sa tendance calculée jusqu’à fin 2013. L’écart à la tendance est quasiment de 20% à la fin du dernier trimestre de 2016. Si l’activité avait évolué selon la tendance calculée, le PIB serait actuellement 20% plus élevé. Lire la suite

Des signaux fragiles sur l’activité globale – Ma chronique macroéconomique

9 points à relever cette semaine pour suivre la conjoncture globale

Point #1La conjoncture globale reste peu dynamique
Les enquêtes Markit et ISM suggèrent que le mois de mai n’est pas franchement celui du renouveau.
L’indice mondial calculé par Markit retombe à 50 contre 50.1 en avril. Cela indique que l’activité a évolué au même rythme en mai qu’en avril.
Les pays développés ont des allures contrastées. L’indice ISM aux USA s’améliore passant de 50.8 à 51.3. La hausse ne provient cependant que de délais de livraison qui sont plus lents. Les flux de commandes sont stables et la production progresse un peu moins rapidement qu’en avril. Il n’y a pas eu d’accumulation de stocks puisque le ratio nouvelles commandes sur stocks est stable un peu au-dessus de 1.2. En revanche l’indice Markit pour les USA est stable à 50.7 contre 50.8 en avril. Le plus étonnant est le repli supplémentaire de l’indice japonais. Cela est cohérent avec le recul, en tendance, de la production industrielle nippone. L’indice britannique s’est stabilisé peut être avec le sentiment, en mai, que le maintien du Royaume Uni dans l’Union Européenne s’affirmait?
Les indices émergents sont stables, au même niveau, un peu inférieur à 50, qu’en avril. Lire la suite

L’inflation, préoccupation première de la BCE – Ma chronique macroéconomique

Dix points cette semaine pour suivre la conjoncture

Premier point – Le taux d’inflation n’a pas accéléré en novembre en zone Euro.
Il reste à 0.1% comme en octobre. La composante sous-jacente augmente de 0.9% contre 1.1% en octobre. De la sorte sa contribution passe de 0.74% en octobre à 0.64% en novembre. L’absence d’accélération de l’inflation ne tient pas qu’à l’énergie.  La contribution des services est plus réduite et explique cette inflexion. La contribution de l’énergie est restée négative mais de façon moins marquée (de -0.9% à -0.8% en novembre). Lire la suite

Un graphe supplémentaire sur le Brésil

Pour compléter ce qui était dit dans ce post,  le graphe ci-dessous montre bien la rupture  observée notamment depuis la mi-2013. La tendance dessinée en rouge et calculée sur la période allant jusqu’au point haut de 2008 n’est pas différente de celle qui pourrait être calculée sur l’ensemble de la période jusqu’en 2012. En d’autres termes, l’impact de la crise de 2008/2009 n’a été que temporaire et transitoire sur le comportement de l’économie brésilienne.
On observe un véritable décrochage depuis la mi-2013. Il s’agit juste ici de montrer qu’il y a certainement un changement de régime pour l’économie brésilienne et qu’il faut s’en inquiéter. C’était l’objet de ma chronique
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