La Fed va prolonger son biais haussier en 2019 – Ma chronique du lundi

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La Federal Reserve se réunit les 25 et 26 septembre. Une hausse de 25 bp est attendue sur le taux des fed funds portant ainsi le taux effectif dans une fourchette allant de 2 à 2.25%. Une autre hausse est attendue en décembre. Ces 4 resserrements sur 2018 semblent faire consensus désormais à la Fed. La question porte sur 2019 désormais. Lors de la dernière mise à jour, en juin, des perspectives économiques et financières par les membres du comité de politique monétaire (FOMC), 3 hausses de taux d’intérêt étaient prévues pour 2019. Comment se faire une idée plus précise ?
Les quatre hausses de taux d’intérêt sont validées désormais par la Fed. J’avais évoqué cette hypothèse en début d’année en raison de la mise en place de la politique budgétaire expansionniste de la Maison Blanche. Je n’ai pas changé d’avis et la hausse des taux de la Fed n’est qu’une façon de modérer les déséquilibres provoqués par cette politique qui vise à doper la demande interne.

Cette dynamique interne traduit l’impact de deux composantes. La première est l’effet direct des baisses d’impôts et de la hausse des dépenses publiques. On perçoit bien l’effet positif pour la demande dans une telle configuration. L’autre composante est la politique commerciale qui vise à substituer la production interne aux importations. La demande adressée aux entreprises s’accroît ainsi très fortement. Lire la suite

Le coût du Brexit pour le Royaume Uni

Après le référendum sur le Brexit, le 23 juin 2016, l’économie britannique a suivi une dynamique plus réduite. Cela a reflété notamment des changements d’anticipations sur ce qui se passera pendant et après les négociations, mieux vaut attendre que de s’engager trop vite, et des coûts d’opportunité puisque le Brexit a incité les entreprises et les investisseurs à regarder dans d’autres pays non affectés par les effets directs du référendum.
Ce changement de dynamique est visible dans le graphe ci-dessous. J’ai calculé une tendance de 2013 jusqu’au 2ème trimestre 2016. Je l’ai ensuite prolongée jusqu’au premier trimestre 2018.
L’écart à la tendance s’accroît de façon significative après le référendum. C’est le coût du Brexit pour le Royaume Uni qui a été incapable de prolonger la dynamique d’avant consultation sur la sortie de l’Union Européenne. Lire la suite

Le retour attendu des britanniques dans l’Union Européenne

L’accord financier entre l’Union Européenne et le Royaume-Uni est une très bonne nouvelle. Cela permettra de solder les engagements pris par la Grande-Bretagne vis-à-vis du reste de l’Europe. Les négociations sur le commerce vont ainsi pouvoir commencer. Elles ne se feront pas sur un mode tendre. Michel Barnier, fort du soutien des 27 pays de l’UE, l’a expliqué récemment. Il n’y aura pas d’exception à la règle. Il ne pourra pas y avoir d’accord à la carte pour les Britanniques. Tous les secteurs seront traités de la même façon, il n’y aura pas d’exception. Lire la suite

Brexit: la vision britannique

Dans le cadre d’une conférence à Londres, j’ai écouté cet après midi un membre, gallois, du Parlement Européen sur le Brexit.

Plusieurs remarques sur cette intervention:

La première remarque est la volonté déjà notée dans d’autres lieux d’une volonté de réussir le Brexit contre le monde entier. Le succès passe par la mobilisation de tous les britanniques.
[Commentaire:. Pas de désaccord dans la salle]
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