France – La production manufacturière se stabilise au 2ème trimestre.

La production industrielle française a rebondi au mois de juin à +0.56% après 3 mois mois consécutifs de recul. Si l’on compare le deuxième trimestre au trimestre précédent alors l’activité ainsi mesurée est en repli de -1.6% en taux annualisé. Sur un an, l’indicateur est en hausse de 1%.
L’indice de l’industrie manufacturière a également repli de la vigueur en juin à +0.55%. Elle progresse marginalement sur le trimestre (0.46% en taux annualisé) et sur un an la progression est de 1.4%.
Si l’industrie est une source majeure d’impulsion dans le cycle économique, on note ici que l’ampleur de cette impulsion est désormais limitée et son incidence sur la dynamique du cycle est plus réduite. Lire la suite

Quand les banquiers centraux deviennent procycliques

La croissance ralentit à l’échelle globale, c’est ce que suggèrent les différentes enquêtes menées auprès des chefs d’entreprise mais aussi l’allure moins rapide du commerce mondial. C’est à ce moment là que les banquiers centraux ont décidé de changer le profil de la politique monétaire passant d’un biais accommodant à un biais plus restrictif.
La croissance de 2017 à l’échelle mondiale était la résultante d’une politique monétaire globalement accommodante. Cela avait permis de renforcer la demande domestique au sein de chaque pays et de redynamiser le commerce mondial.
Avec le biais plus restrictif sur la politique monétaire, le risque est de peser encore davantage sur une conjoncture moins dynamique et de donner à la stratégie des banques centrales un caractère procyclique non nécessaire. Le risque est d’infléchir encore davantage la dynamique de l’économie et de peser sur l’emploi.
La justification d’un tel biais ne peut être une accélération de l’inflation puisque celle ci résulte de la hausse du prix de l’énergie et pas du tout de tensions au sein de l’économie. Dans une telle configuration les banquiers centraux doivent être neutres.

L’analyse de ce biais restrictif non nécessaire est développée dans mon blog anglais ici

Croissance française décevante en T2

La croissance du 2ème trimestre en France est décevante. Elle est équivalente à celle du T1 à 0,158%, arrondi à 0,2% (0,153 au T1). L’acquis est de 1,3% pour 2018 à la fin du T2.

Pour atteindre la croissance 1,7%,objectif de la loi de finance, il faudrait 0,55% par trimestre au T3 et au T4. Pour 2% il faudrait 1% par trimestre alors n’y pensons pas.

La consommation est le point faible de la croissance avec une contraction en T2 (-0,1%). Cela reflète l’impact des effets fiscaux (hausse CSG vs réduction des charges) et une accélération de l’inflation au T2. On notera le rebond de l’investissement des entreprises.

Le T3 démarre mieux avec des enquêtes plus positives du côté des entreprises mais la croissance pour 2018 devrait se situer autour de 1,5 % après 2,3% en 2017.

Cela veut dire que l’objectif de réduction du déficit public à 2,3% du PIB ne sera pas tenu. Le déficit public restera voisin de son chiffre de 2017 à 2,6%.