Davos, Trump, Chine et croissance française – Ma chronique du lundi

L’équilibre mondial change sous l’impulsion des chinois qui veulent établir des ramifications différentes dans la globalisation. L’Amérique tente de réagir à Davos et la Maison Blanche s’aperçoit que l’Amérique a besoin de ses partenaires pour retrouver de la puissance. La croissance française bute sur des contraintes physiques. Le rythme de 2% est un pic à court terme au moins. 

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Situation étonnante à Davos la semaine dernière puisque le président américain a fait machine arrière sur le commerce mondial et sur son modèle de l’économie global. Lire la suite

Repli sur soi ou réponse globale – Le défi de 2018

Qui sortira vainqueur de la confrontation qui se joue actuellement à l’échelle du monde ? La vision du repli sur soi, bien présente ces derniers mois, vise à redonner de l’autonomie à l’échelle locale. Quant à l’approche plus coopérative considérant l’alliance des forces comme salutaire pour résoudre les problèmes planétaires, elle s’inscrit dans la continuité du dialogue.  Le choix entre ces deux visions sera tout l’enjeu de 2018.
Le monde n’est plus aussi unanime quant à la perception de la globalisation.

La dynamique coopérative qui prévalait, notamment avant la crise de 2008, n’est plus forcément la pensée dominante. Cela a pu se voir au moment de diverses élections ou référendums car le jeu coopératif de la mondialisation n’a pas engendré une distribution uniforme des revenus notamment au sein des pays développés. La fameuse courbe de l’éléphant de Branko Milanovic a été souvent exploitée pour montrer que dans cette mondialisation, les travailleurs les moins bien lotis dans les pays occidentaux avaient payés le prix de la croissance rapide des pays émergents et notamment de la Chine et de l’Inde. Lire la suite

L’activité manufacturière dope le commerce mondial

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Le rebond du commerce mondial va s’affirmer et se confirmer dans les prochains mois. C’est ce que suggère la relation observée sur le graphe entre le profil du commerce mondial et l’activité du secteur manufacturier mesurée par l’indice Markit à l’échelle mondiale.
La croissance de l’activité manufacturière dans toutes les régions du monde va pérenniser la croissance mondiale à la hausse de façon équilibrée.
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La dynamique du secteur manufacturier est robuste à l’échelle mondiale et notamment en zone Euro où les commandes s’accélèrent et l’emploi est en hausse rapide. La dynamique de la zone est vertueuse.
La situation est aussi plus forte aux USA via l’ISM. Un bémol, après les cyclones, car les délais de livraison se sont tendus fortement expliquant la hausse rapide de l’indice américain.
Le Japon continue de connaitre une croissance rapide et les britanniques restent optimistes sur leur activité.
Les indicateurs relatifs aux pays émergents sont robustes, la légère inflexion traduisant une allure marginalement moins rapide en Chine.
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L’économie britannique prend du retard depuis le référendum

La comparaison de l’activité industrielle au sein de l’économie européenne est très instructive lorsque l’on se cale sur la période après le référendum britannique sur le Brexit. 
En dépit de l’accélération du commerce mondial, la production industrielle britannique prend du retard sur les différents pays de la zone Euro. C’est ce que montre le graphe ci-dessous.
Le profil de l’activité industrielle en Italie survole l’ensemble des grands pays européens alors que le Royaume Uni est franchement en retard désormais notamment depuis le début de l’année 2017. L’écart est significatif avec l’indice de la zone Euro ainsi qu’avec la France, l’Allemagne et l’Espagne. Lire la suite

Les défis de l’économie mondiale – Ma chronique pour Forbes

Ma chronique hebdomadaire publiée sur Forbes.fr est disponible ici
La thématique cette semaine porte sur les défis de l’économie mondiale en 2017. Ces défis que les observateurs perçoivent et qui les inquiètent mais qui ne sont pas réellement intégrés dans les scénarii macroéconomiques. Cela porte sur le risque associé au commerce mondial, au nouvel équilibre politique mondial et au risque de hausse de taux d’intérêt.
Bonne lecture à tous

La démondialisation sera-t-il le mot de 2017?

Le référendum sur le Brexit au Royaume Uni et l’élection de Donald Trump ont mis en avant l’idée d’une remise en cause de la globalisation. La démondialisation serait en marche et consisterait en un processus de remise en cause de la longue phase durant laquelle les frontières ont eu tendance à s’estomper.

Depuis la seconde guerre mondiale les échanges internationaux se sont accrus à un rythme rapide, généralement au double de la progression de l’activité globale. Cette dynamique s’est, cependant, nettement atténuée. Depuis l’automne 2011 le rythme de progression des échanges ralentit un peu plus chaque année. Ainsi si de 1992 à 2007 le commerce mondial en volume était en hausse en moyenne de 7% l’an, il n’augmentait que de 0.8% en septembre 2016 par rapport à septembre 2015. C’est ce changement fort et durable qui souvent est le signal suggérant la démondialisation. Les échanges ne se développant plus aussi vite, le processus est en phase d’inversion. C’est cette dynamique plus réduite des échanges et la mise en place de mesures plus protectionnistes qui sont au coeur des discussions sur la démondialisation. L’économie globale changerait alors de mode de fonctionnement de façon spectaculaire .  Lire la suite