Une remarque sur l’immobilier britannique

J’indiquais au point#2 de mon document d’hier (voir ici) que le financement du déficit du compte courant britannique allait être un souci majeur. En effet, ce financement s’opère via des flux financiers entrants soit sur les marchés financiers soit sur des actifs réels (entreprise et immobilier).
L’épisode relaté ce matin dans la presse concernant la suspension de valorisation de certains fonds immobiliers (voir ici) est à mon sens une première indication des difficultés à venir.
A la réduction probable des flux entrants en raison des incertitudes fortes et durables pesant sur l’économie britannique s’ajoute l’inquiétude des détenteurs d’actifs au Royaume Uni. Ils ont vu la livre baisser de façon spectaculaire et ils constatent aussi l’incertitude entourant l’économie britannique.
Cela pourrait se traduire par des flux sortants accentuant le risque de dépréciation de la monnaie et la mise en place d’une dynamique de panique. Le rôle de la Banque d’Angleterre et de l’ensemble des banques centrales va être à nouveau au cœur de la régulation et de la gestion de la situation créée par le référendum sur le Brexit.

Incertitudes Britanniques – Ma chronique macroéconomique

4 points à regarder cette semaine pour suivre la conjoncture

Point #1L’incertitude au cœur du Brexit
Les marchés financiers ont eu des attitudes très différentes dans la phase d’après Brexit. Les taux d’intérêt de long terme ont chuté fortement, reflet du risque perçu par la rupture provoquée par le référendum britannique. L’incertitude a fait préférer le support le moins risqué. On voit sur le graphe ci dessous que la changement est brutal, notamment au Royaume Uni où l’arbitrage s’est opéré des actifs risqués vers les actifs perçus comme plus sûr.
Le taux français est tombé à son plus bas historique. Lire la suite

Interrogations sur les prévisions de croissance de la Commission Européenne

Retrouvez ce post en format pdf: Interrogations sur les prévisions de la CE

La Commission Européenne a publié ses prévisions d’automne. Les chiffres ont été révisés à la baisse par rapport aux prévisions du printemps dernier (le chiffre de croissance attendu pour 2014 était de 1.2%, il est désormais de 1.1%) et intègrent désormais ceux de l’année 2015.
On ne rentrera pas dans le détail par pays, le tableau de la zone Euro décrivant bien les problématiques que l’on peut se poser sur le scénario privilégié par la Commission.

Le tableau ci-dessous reprend les prévisions pour quelques agrégats Lire la suite