PIB France – Premiers éléments

La croissance française ralentit au T1 2018 avec +0.3% vs 0.7% en T4 2017. Acquis de 1.2% pour 2018.

Explication : Dynamique plus limitée de l’investissement des entreprises et les exports qui se contractent un peu. Cela est cohérent avec l’inflexion constatée dans les enquêtes.

Pour 2018 mes attentes sont à 0.4% par trimestre en moyenne. Le chiffre du premier trimestre n’en est pas éloigné. Les enquêtes du printemps seront essentielles pour appréhender la stabilisation attendue de l’activité en cohérence avec les anticipations. Cependant avril donnait un signal de fragilité (voir ici)

L’économie française capable d’amortir le choc *

Le climat des affaires en France a continué de s’améliorer au mois de Novembre. Il s’est inscrit à 102.5 contre 101.7 en octobre. La moyenne historique de cet indicateur est fixé à 100. C’est le 2ème mois consécutif qu’il se situe au dessus de cette moyenne.
Dans le détail des indices, tous, à l’exception du bâtiment, présentes une allure robuste. C’est ce que l’on observe sur le graphe même si l’on constate une hésitation dans la tendance du secteur des services et l’attente d’un second souffle dans le secteur industriel où la dynamique des commandes est un peu moins vive en interne. Le secteur des ventes de détail reste très dynamique.
La reprise de l’activité commence à se matérialiser à travers les enquêtes et devraient se traduire spontanément par un chiffre de croissance plus robuste au dernier trimestre 2015.
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Pas de véritable reprise attendue au 2ème trimestre aux USA

Les premiers chiffres du deuxième trimestre n’arrivent pas à convaincre qu’un rebond de l’activité, similaire à celui de l’an dernier, soit en marche aux USA.
Le graphe ci-dessous suggère que les ventes de détail et la production industrielle sont sur une dynamique toujours très réduite en avril.
L’an dernier la demande avait été contrainte par des conditions climatiques sévères. Cette année ce n’est pas le cas. D’ailleurs cette année les entreprises ont eu tendance à accumuler des stocks alors que l’an dernier c’était le contraire. Comme la demande est réduite, il n’y aura pas de reconstitution rapide de stocks. Les deux effets positifs de l’an dernier, demande et reconstitution de stocks, ne seront pas là.
L’idée d’une croissance faible au 2ème trimestre n’est pas invraisemblable (la Fed d’Atlanta anticipe 0.7% en taux annualisé en T2) mettant alors forcément en discussion la détermination de la Fed à remonter ses taux d’intérêt quoiqu’il arrive en 2015. La baisse du dollar serait surement plus appropriée compte tenu notamment de la fragilité des exportations américaines et des résultats des entreprises US. Mais cela passe par un statu-quo sur les taux d’intérêt.

Le graphe compare la variation sur 3 mois des ventes de détail et de la production industrielle en avril 2014 et en avril 2015 (ellipses rouges). Le rebond de 2014 était significatif, celui de 2015 est médiocre.

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