Qu’apporte l’Europe? La réponse de Charles Wyplosz

Un lecteur de Telos nous a adressé le message suivant :

« Je trouve vos articles fort intéressants. Mais en voyant ce qui se passe ces temps-ci en France et dans d’autres pays de l’Union européenne on est en droit de se poser quelques questions.

Je suis un retraité dont la pension est modeste. J’ai vu depuis 2001 mon pouvoir d’achat diminuer régulièrement ! Autour de moi, hors le cercle de quelques privilégiés, les autres: les jeunes comme les personnes âgées, les femmes seules avec enfants, les employés et ouvriers modestes, toutes ces personnes vivent dans la précarité. Ma propre fille aînée, que j’aide en permanence, est cependant obligée pour nourrir ses enfants d’aller au Secours populaire. 

Face à toutes ces difficultés, il nous semble que l’Europe ne nous apporte rien. Et qu’au fond elle n’a jamais rien apporté de positif pour augmenter le niveau de vie des peuples de l’Union. On comprend pourquoi les Britanniques ont voté le Brexit. On a le sentiment que seuls les riches européens profitent des retombées de cette Europe qu’ils tiennent à sauver, évidemment. Mais depuis la création de l’Union européenne l’écart entre les plus riches et les plus pauvres devient abyssal. 

Vu de la base, Macron, même s’il a de bonnes intentions, semble tout faire pour sauver l’Europe mais il ne sauve pas son peuple. C’est pour cela que l’on dit : c’est le Président des riches. Et le peuple est dans la rue.

Bref pour le commun des mortels l’Europe apporte plus la misère à chacun que la prospérité pour tous. Alors des thèses fumeuses, comme celles d’Emmanuel Todd, qui proposent l’abandon de l’euro et l’abandon de l’Europe, ces thèses trouvent un véritable écho chez tous ces peuples en souffrance.

Je lirais avec beaucoup d’intérêt une étude critique ou un débat montrant qu’Emmanuel Todd a tort et expliquant que l’Europe et l’euro, au contraire, apportent (ou vont enfin apporter…) le bonheur aux individus pauvres ou modestes de chacun des pays de l’Union. »

La réponse de Charles Wyplosz est à lire en suivant le lien

https://www.telos-eu.com/fr/economie/niveau-de-vie-quapporte-leurope-a-ses-peuples.html

Troubles sociaux en France et risques sur la croissance

Pour la France, l’impact des troubles sociaux sur la dynamique de croissance est le point sur lequel il faut se pencher maintenant.

Mon scénario de base pour le dernier trimestre 2018 est une croissance de 0.4% ce qui se traduirait en une croissance moyenne de 1.6% pour 2018. Pour 2019, je ne crois pas à une re-accélération de la croissance et j’attends une croissance moyenne de 0.3% par trimestre. Cela se traduirait par une croissance moyenne de 1.3% sur 2019. Lire la suite

La lente transformation du marché du travail en France

Le taux de chômage est stable en France au troisième trimestre. Il s’établit ainsi à 8.8% pour la France métropolitaine, comme au cours du printemps et à 9.1% lorsque l’on intègre les DOM TOM, là aussi comme au printemps dernier. L’allure du taux de chômage est cohérent avec celle du cycle économique. Il réagit un peu plus vite à l’évolution de la croissance maintenant qu’avant le crise de 2007/2008.
Les indicateurs suggèrent tous que la croissance est plus riche en emplois et qu’elle retrouve une certaine vertu avec la hausse du travail à temps plein, la hausse des Contrats à Durée Indéterminée et la baisse de la part des Contrats à Durée Déterminée.

Le marché du travail devient plus flexible et c’est certainement un facteur positif pour la dynamique de l’emploi. Il faut maintenant que la composante « formation » soit mis en place de façon efficace pour accentuer encore ce phénomène en enrichissant le capital humain. L’objectif est de faire baisser durablement le chômage et se rapprocher du plein emploi. La loi votée peut y contribuer, il faut désormais la mettre en oeuvre. Lire la suite

L’emploi privé s’améliore à la marge au 3ème trimestre en France

La bonne nouvelle sur l’emploi est que le nombre d’emplois nouveaux dans le secteur privé est en hausse par rapport au deuxième trimestre. Il y a eu 30 200 emplois supplémentaires durant les mois d’été à comparer à juste 22 400 au cours du printemps. La mauvaise nouvelle est que la dynamique de l’emploi en 2018 est beaucoup plus réduite que l’an dernier. Sur les trois premiers trimestres de l’année il a été créé 33 800 emplois en moyenne par trimestre contre 82 100 sur les trois premiers trimestres de 2017.
Cette inflexion reflète celle de la croissance. L’expansion de l’activité a franchement ralenti depuis le début de l’année et l’emploi a suivi mais de façon plus marquée que le PIB. Le rebond du PIB au troisième trimestre, bien que limité, a été beaucoup plus rapide que celui de l’emploi.
La croissance modérée attendue pour la fin de l’année et pour 2019 (1.4%) ne plaide pas pour une allure très rapide de créations d’emplois sur le marché du travail. Lire la suite