La hausse du déficit public US m’inquiète

Quand nos petits-enfants étudieront l’économie, devront ils systématiquement mettre une variable muette dans leurs équations économétriques pour la période de la présidence Trump* ? En d’autres termes, l’économie américaine entre-t-elle dans un cadre hors norme sous l’impulsion des décisions de Trump et du Congrès ? C’est la question à se poser au regard des mesures prises sur la baisse d’impôts et la hausse des dépenses et de leurs conséquences sur le déficit public abyssal des Etats-Unis .

L’allure des finances publiques est effectivement la plus problématique des questions. L’accroissement du déficit public dans la durée laisserait à penser que l’économie traverse une récession profonde. Ce n’est pas le cas loin de là puisque Janet Yellen l’a conduite au plein emploi (voir ici l’analyse de Jason Furman). La relance de l’activité par la Maison Blanche et le Congrès pose ainsi une vraie interrogation sur la rationalité d’une telle politique. On ne relance pas l’économie lorsqu’elle est au plein emploi sous peine d’engendrer d’importants déséquilibres dans la durée. C’est pénalisant pour tous. Lire la suite

Davos, Trump, Chine et croissance française – Ma chronique du lundi

L’équilibre mondial change sous l’impulsion des chinois qui veulent établir des ramifications différentes dans la globalisation. L’Amérique tente de réagir à Davos et la Maison Blanche s’aperçoit que l’Amérique a besoin de ses partenaires pour retrouver de la puissance. La croissance française bute sur des contraintes physiques. Le rythme de 2% est un pic à court terme au moins. 

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Situation étonnante à Davos la semaine dernière puisque le président américain a fait machine arrière sur le commerce mondial et sur son modèle de l’économie global. Lire la suite

Shutdown et prix du pétrole – Ma chronique du lundi

La paralysie partielle de l’administration américaine (shutdown) est une première dans l’histoire américaine. C’est effectivement la première fois qu’une telle procédure est en marche lorsque la Maison Blanche et le Congrès ont la même orientation politique. En 2013, lors de la présidence de Barack Obama, ce n’était pas le cas puisque le Congrès n’était pas démocrate. Le président Jimmy Carter, à la fin des années 70, avait eu des soucis dans le financement de son budget avec sa majorité démocrate mais sans fermeture de l’administration.

Cette incapacité à s’entendre entre le président Trump et le Congrès est la marque de fabrique de la première année de la présidence républicaine. Lire la suite

Interview sur les enjeux de l’actualité économique que j’ai donné au blog Economens des étudiants de l’ENS

"Celui à qui l’on a vendu l’austérité et qui constate une dégradation des services publics se dit qu’on lui raconte des cracks" – Economens a interviewé P. Waechter

Lire l'interview en suivant le lien
https://economens.wordpress.com/2017/07/30/celui-a-qui-lon-a-vendu-lausterite-et-qui-constate-une-degradation-des-services-publics-se-dit-quon-lui-raconte-des-cracks-economens-a-interviewe-p-waechter/

Le renouveau c’est l’Europe*

Les citoyens européens sont désormais optimistes sur l’avenir de l’Europe et se sentent européens. Un sondage du Pew Research Center montre cela dans une étude du mois de juin. Partout en 2017 la perception positive de l’Europe s’est améliorée même au Royaume Uni. Le seul pays en retrait est la Grèce mais l’on comprend pourquoi au regard des contraintes qui sont imposées aux citoyens par le lourd processus d’ajustement bruxellois. On pourrait aussi interpréter le vote présidentiel français comme un référendum gagné largement sur l’Europe.
Le vieux contient retrouve ainsi une plus grande robustesse politique au moment où sa croissance accélère. L’alignement des planètes joue enfin favorablement. Son cadre politique est plus stable et le risque de populisme s’est estompé.

Dans un monde complexe, difficile et volatil, l’Europe est désormais un pôle de stabilité. Lire la suite

L’accord de Paris et l’équité pour les américains

L’accord de Paris est il inéquitable pour les Etats-Unis? Donald Trump a expliqué son retrait de l’accord par un prix trop important à payer pour les américains.
En utilisant trois mesures différentes le professeur de Princeton Peter Singer montre que ce n’est pas le cas et que les Etats-Unis étaient dans une situation plutôt avantageuse selon les termes de l’engagement pris par Barack Obama.
Une mesure simple: les USA représentent 5% de la population mondiale mais 15% des émissions. La logique pourrait être d’obliger les USA à réduire leurs émissions de 2/3. Or Obama avait signé pour une réduction de 27% des émissions enregistrées en 2005 à l’horizon 2025. Est ce vraiment inéquitable?
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