BoJo et les élections générales

Le moment est extraordinaire. Boris Johnson a perdu. Les parlementaires britanniques voteront demain sur une motion pour éviter un no deal. BoJo devrait alors appeler à des élections générales. Cette nouvelle consultation pourrait permettre d’y voir plus clair quant à la volonté des brits de rester ou pas dans l’UE. Le résultat des élections générales sera définitif sur le maintien ou pas dans l’UE.

Ces élections seront la clarification que tout le monde attend depuis le premier référendum du 23 juin 2016. Étais ce une erreur ou l’expression d’une volonté ? Plus personne ne pourra dire “on ne savait pas “. On peut s’attendre à ce qu’un résultat favorable au Brexit précipite la sortie sans accord.

Il va régner une grande incertitude sur la Grande Bretagne parce que chacun aura à l’esprit que cette deuxième consultation sera la dernière

Une forte volatilité est donc à attendre sur les marchés et sur la livre en particulier. Celle ci sera haussière avec un sondage favorable au maintien et inversement. Les marchés actions aussi suivront ce signal.

La volatilité risque d’être exacerbée car chacun sait qu’il n’y aura pas de chance supplémentaire.

Le Brexit au coeur des élections britanniques

Interview

1-Le 23 juin 2016, les électeurs Britanniques faisaient le choix du Brexit. Un an après l’événement, les prévisions « apocalyptiques » qui avaient pu anticipées par certains responsables politiques semblent avoir été exagérées. Si les prévisions économiques du Royaume sont effectivement en baisse, comment expliquer ce décalage avec un discours politique et une réalité économique ? 

Les prévisions des économistes antérieures au référendum sur le Brexit faisaient état d’un écart négatif significatif à moyen terme entre le profil de l’économie après Brexit et sa tendance en cas de maintien au sein de l’UE. Ces chiffres de la London School of Economics ou encore du Trésor ne faisaient pas l’hypothèse d’une rupture immédiate et brutale mais d’un écart qui grandirait avec le temps. Les économistes ont été clairs sur ces questions. Qu’il y ait eu des raccourcis du côté des politiques en prenant les résultats de moyen terme pour des ruptures immédiates est typique d’une situation comme le référendum. Le temps qui était dans les  prévisions des économistes avait disparu. Le raccourci est naturel parce qu’il faut être percutant.

En outre, le Brexit n’a commencé que le 29 mars 2017 avec la notification de l’article 50 par Theresa May. Entretemps la monnaie britannique s’est franchement dépréciée, la politique monétaire a été beaucoup plus accommodante pour réduire les risques sur l’économie des conséquences du référendum et des touristes ont profité de la baisse de la monnaie pour visiter le Royaume Uni à bon compte. Lire la suite

Elections au Royaume Uni

Verbatim de ma chronique du jour

Les élections britanniques aujourd’hui ont des enjeux importants dans une économie qui depuis 2013 a une allure plus robuste. Néanmoins le PIB par tête n’a pas encore retrouvé son niveau d’avant crise à la fin de l’année 2014. Il est encore 1% en dessous de ce niveau d’avant crise. Ce chiffre est comparable à celui de la France même si au dernier trimestre le Royaume Uni fait un peu mieux que la France pour la première fois depuis le début de la crise.
UK-France-PIBparteteCe profil du PIB par tête montre que le choc subi par le Royaume Uni a été très persistant puisqu’en dépit d’une reprise robuste, qui fait rêver de nombreux français, le PIB par tête n’arrive pas encore à revenir à son niveau d’avant crise. En d’autres termes, le revenu de l’anglais moyen reste pénalisé par la crise. Lire la suite