La Fed va continuer

Selon la #Fed l’économie US va bien. Les conditions sont donc remplies pour une 4ème hausse de taux en 2018 lors de la réunion de décembre (18-19). La Fed poursuit sa stratégie de rééquilibrage du policy-mix trop accommodant (pol.budgétaire excessive) dans une économie au plein emploi. Elle continuera en 2019 pour éviter l’apparition de déséquilibres qui seraient pénalisants pour l’économie US dans le long terme.

Le dollar, reflet de la puissance politique des USA

Dans une tribune récente, le ministre des affaires étrangères allemand, Heiko Maas, indiquait la nécessité de refonder les relations entre l’Europe et les Etats-Unis. La divergence qui s’installe progressivement  entre les deux régions obligerait à repenser leurs relations à l’aune des évolutions récentes et à réfléchir à l’autonomie de l’Europe tant sur le plan diplomatique que militaire ou financier. 

Ce point de vue a été désavoué par la chancelière allemande Angela Merkel qui ne veut pas valider une telle divergence. Cela fragiliserait la relation très ancienne entre l’Allemagne et les Etats-Unis qui a construit les relations nord atlantique. Cela obligerait aussi à davantage d’intégration politique en Europe ce qui n’est pas souhaité par les allemands. Ils préfèrent une sorte de fédéralisme sans gouvernement fédéral mais avec des règles strictes pour chaque Etat. C’est un peu l’inverse de ce que souhaite le président français Emmanuel Macron qui développe l’idée d’un budget européen d’une taille significative pour peser sur l’allure de la construction européenne.

Une question posée par Heiko Maas est celle de la dépendance au dollar. Lire la suite

La guerre commerciale s’amplifie

Trump veut étendre les sanctions tarifaires à 200 mds d’importations provenant de Chine au lieu de 50. Cela fait suite aux mesures de représailles de la Chine. Seulement la Chine n’importe pas 200 mds des US. Il lui faudra trouver d’autres mesures.

La guerre commerciale prend de l’ampleur et pénalisera forcément la croissance si elle continue.

France, USA, Royaume Uni, Espagne: croissance hétérogène au premier trimestre

Au premier trimestre 2018, la croissance est robuste aux USA et en Espagne, elle s’infléchit en France mais ralentit nettement au Royaume Uni. 
Le premier graphe montre l’évolution depuis 2015 de la croissance par trimestre pour ces 4 pays, la croissance annuelle moyenne pour les 3 premières années ainsi que l’acquis de croissance pour 2018 à la fin du premier trimestre.
La croissance US du premier trimestre est du même ordre que celle de 2017 (2.3% les deux en taux annualisé), Elle ralentit néanmoins par rapport à la fin 2017. L’acquis est de 1.7%.
En Espagne elle est proche des 2 derniers trimestres de 2017. L’acquis est de 1.8%. Après une phase de rattrapage fort et rapide, la dynamique espagnole se modère à un niveau élevé.
Au Royaume Uni, la croissance avait ralenti déjà en 2017, la progression moyenne du PIB de chaque trimestre était inférieure à celles de 2016 et de 2015. Le ralentissement s’accentue au premier trimestre de 2018. L’acquis est faible (0.7%) ce qui conditionnera le chiffre réduit de l’ensemble de l’année. C’est un signal supplémentaire pour la BoE de ne pas changer sa stratégie monétaire en mai (voir ici)
En France, l’activité a ralenti mais après une année 2017 dont la croissance trimestrielle moyenne était bien au delà des capacités de l’économie française sur le long terme. L’acquis est de 1.2%. L’accélération de 2017 a fait le lit du ralentissement de la première partie de 2018 car le rythme n’était pas soutenable. Cela a été observé via le très haut niveau dans l’utilisation des capacités de production et par les difficultés de recrutement. La croissance tendancielle de l’économie française depuis 2013 est de 1.3% et c’est par rapport à cette norme qu’il faut jauger la croissance et non par rapport à 2017 qui était exceptionnel.
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