La Fed remonte son taux de référence, d’autres changements à venir .

La Federal Reserve a remonté son taux d’intérêt de 25 points de base. Le corridor passe ainsi de [1.25 – 1.50%] à [1.50 – 1.75%].  Le tableau des anticipations sur les taux de la Fed par les membres du FOMC suggère 3 hausse de taux en 2018, 3 en 2019 et 2 en 2020. Le profil annuel des variations de taux d’intérêt est inchangé. C’est un point de surprise au regard de la hausse de l’activité prévue par ces mêmes membres du FOMC. Lire la suite

BCE, Inflation, Fed et Emploi en France – Ma chronique du lundi

Le taux d’inflation à 1.1% en février ne ravive pas les anticipations d’un changement rapide et brutal de la politique monétaire de la BCE. Mario Draghi et Peter Praet dans des interventions en fin de semaine dernière ne montraient d’ailleurs aucun empressement à mettre en œuvre un tel bouleversement.
La BCE a calé sa stratégie monétaire sur l’atteinte d’un profil d’inflation compatible avec ce qu’elle souhaite à moyen terme. Le chiffre de 1.1% ne va pas dans ce sens.
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Jay Powell, nouveau président de la Réserve Fédérale

Les fluctuations des marchés boursiers ont été fortes au cours de la semaine du 5 février. Le Dow Jones a perdu plus de 1100 points en une séance le 5 février puis 1000 à nouveau le 8. La baisse du 5 est la plus forte en points dans l’histoire du Dow Jones mais le repli n’est que de 4.6% à comparer avec la chute de 22.6% du 19 octobre 1987. La hausse des indices américains avait été spectaculaire depuis le début de l’année et un tel profil n’était pas soutenable. Un changement d’allure était inévitable.

Il n’empêche que cet ajustement reflète un signal important de la part des investisseurs. Il intervient notamment au moment de la passation de pouvoir au sein de la Fed. Janet Yellen est partie le 2 février au soir et Jerome Powell a prêté serment le 5. La chute des marchés et le changement de présidence de la Fed ne sont pas sans corrélation. La banque centrale américaine est très puissante et les choix qu’elle fera dans les mois à venir seront cruciaux tant pour l’économie que pour le profil des marchés. Lire la suite

Des marchés d’actions qui s’ajustent

Trois éléments pour comprendre l’ajustement des marchés d’actions aux USA.

1 – Des anticipations d’inflation moins neutres

La Fed dans son communiqué de presse mercredi dernier puis le rapport sur l’emploi ont alimenté des anticipations inflationnistes plus marquées.

La Fed en indiquant que l’inflation allait converger vers 2% et s’y maintenir. Le rapport de l’emploi parce que le taux de salaire était en hausse sur un an à 2.9% (plus haut depuis un bon moment)

Avec une croissance qui va s’accélérer à court terme en raison des effets à court terme de la politique fiscale (La Fed d’Atlanta dans son modèle de Nowcasting est à 5.4% en taux annualisé pour le T1 2018) les investisseurs ont perçu la possibilité d’une normalisation plus rapide qu’attendu de la politique monétaire. Lire la suite

Jerome Powell, Président de la Federal Reserve

La nomination de Jerome Powell à la présidence de la Federal Reserve américaine n’a pas engendrer de rupture du côté des investisseurs*. Jusqu’à présent il était dans la ligne de Janet Yellen sur la macroéconomie et sur les orientations de la politique monétaire. Néanmoins il apparaît un peu plus favorable à un retour en arrière sur la réglementation financière et bancaire.   C’est une différence de taille avec Yellen.
Il peut donc être perçu comme voulant maintenir des taux d’intérêt bas dans la suite de la politique monétaire actuelle tout en allégeant la réglementation. Il n’est pas étonnant qu’il n’y ait pas eu de mouvement de défiance à Wall Street. C’est aussi un cadre qui est proche de celui que dessine Donald Trump.

Cependant, l’analyse ne peut s’arrêter là. Il n’est pas un spécialiste de la politique monétaire au moment où la Fed s’est engagée dans la plus formidable normalisation monétaire de son histoire. Elle a commencé à augmenter ses taux d’intérêt pour retrouver des marges de manoeuvre et à réduire la taille de son gigantesque bilan tout en voulant maintenir le taux de chômage à un niveau très bas et l’inflation proche de 2%. Satisfaire à l’ensemble de ces objectifs va être une tâche extraordinaire pour la banque centrale américaine.  Lire la suite