Dynamique conjoncturelle globale: l’Italie en récession et le Royaume Uni devient préoccupant

L’indicateur mondial du secteur manufacturier publié par Markit continue d’indiquer un ralentissement de l’activité de ce secteur. L’activité continue de progresser mais à un rythme toujours un peu plus lent. Ce mouvement a été observé tout au long de 2018 depuis le point haut de la fin 2017. Cela suggère que l’allure du commerce mondial va continuer de ralentir puisque l’on échange plutôt des biens manufacturiers (en dehors des matières premières).
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La zone euro finit bien l’année – Ma chronique macroéconomique

6 Points à suivre pour bien appréhender la conjoncture globale

Point #1 La conjoncture s’améliore en zone Euro
Les signaux conjoncturels apparaissent plus robustes au cours du 4ème trimestre. Les enquêtes menées auprès des chefs d’entreprise sont solides et ont tendance à s’améliorer. C’est ce que l’on constatait déjà avant les fêtes de fin d’année. Les indices IFO en Allemagne et du Climat des Affaires (INSEE) en France montraient une amélioration significative.
On le voit dans le cas français dans le graphe ci-dessous. L’indice est 5% au-dessus de sa moyenne historique et le décrochage à la hausse est rapide. L’indicateur synthétique présenté est en hausse pour chacune de ses composantes (Industrie, Services, Distribution et Construction). Lire la suite

ISM global au plus bas depuis janvier 2010:La Fed au repos en septembre

L’ISM non manufacturier est passé de 55.5 en juillet à 51.35 en août. L’activité continue de progresser dans les services mais à un rythme nettement plus lent. Cet indice n’avait pas été aussi bas depuis février 2010.
Avec le repli de l’ISM manufacturier à 49.4 en août la conjoncture américaine apparait plus fragile.
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Cinq graphes sur l’ISM d’août: ouh! c’est moche

L’ISM du secteur manufacturier est repassé sous le seuil de 50 en août à 49.4.
Le graphique ci dessous montre que le rebond récent n’était peut être que temporaire puisque d’octobre 2015 à février 2016 il était déjà sous ce seuil. Le niveau d’aout est très en-dessous de sa valeur moyenne depuis 1970.
La conjoncture s’affaiblit brutalement et traduit une fragilité domestique. Cela est peut être temporaire mais cela traduit une incapacité à rebondir fortement et durablement pour l’économie américaine.
Pas certain que l’on soit proche des objectifs définis par la Fed comme l’évoquait Janet Yellen et Stan Fisher.  Il va peut être falloir attendre encore un peu, encore un peu, encore un peu avant que la Fed ne remonte ses taux si elle le fait. Lire la suite

Incertitudes Britanniques – Ma chronique macroéconomique

4 points à regarder cette semaine pour suivre la conjoncture

Point #1L’incertitude au cœur du Brexit
Les marchés financiers ont eu des attitudes très différentes dans la phase d’après Brexit. Les taux d’intérêt de long terme ont chuté fortement, reflet du risque perçu par la rupture provoquée par le référendum britannique. L’incertitude a fait préférer le support le moins risqué. On voit sur le graphe ci dessous que la changement est brutal, notamment au Royaume Uni où l’arbitrage s’est opéré des actifs risqués vers les actifs perçus comme plus sûr.
Le taux français est tombé à son plus bas historique. Lire la suite

Des signaux fragiles sur l’activité globale – Ma chronique macroéconomique

9 points à relever cette semaine pour suivre la conjoncture globale

Point #1La conjoncture globale reste peu dynamique
Les enquêtes Markit et ISM suggèrent que le mois de mai n’est pas franchement celui du renouveau.
L’indice mondial calculé par Markit retombe à 50 contre 50.1 en avril. Cela indique que l’activité a évolué au même rythme en mai qu’en avril.
Les pays développés ont des allures contrastées. L’indice ISM aux USA s’améliore passant de 50.8 à 51.3. La hausse ne provient cependant que de délais de livraison qui sont plus lents. Les flux de commandes sont stables et la production progresse un peu moins rapidement qu’en avril. Il n’y a pas eu d’accumulation de stocks puisque le ratio nouvelles commandes sur stocks est stable un peu au-dessus de 1.2. En revanche l’indice Markit pour les USA est stable à 50.7 contre 50.8 en avril. Le plus étonnant est le repli supplémentaire de l’indice japonais. Cela est cohérent avec le recul, en tendance, de la production industrielle nippone. L’indice britannique s’est stabilisé peut être avec le sentiment, en mai, que le maintien du Royaume Uni dans l’Union Européenne s’affirmait?
Les indices émergents sont stables, au même niveau, un peu inférieur à 50, qu’en avril. Lire la suite