Incertitudes Britanniques – Ma chronique macroéconomique

4 points à regarder cette semaine pour suivre la conjoncture

Point #1L’incertitude au cœur du Brexit
Les marchés financiers ont eu des attitudes très différentes dans la phase d’après Brexit. Les taux d’intérêt de long terme ont chuté fortement, reflet du risque perçu par la rupture provoquée par le référendum britannique. L’incertitude a fait préférer le support le moins risqué. On voit sur le graphe ci dessous que la changement est brutal, notamment au Royaume Uni où l’arbitrage s’est opéré des actifs risqués vers les actifs perçus comme plus sûr.
Le taux français est tombé à son plus bas historique. Lire la suite

Des signaux fragiles sur l’activité globale – Ma chronique macroéconomique

9 points à relever cette semaine pour suivre la conjoncture globale

Point #1La conjoncture globale reste peu dynamique
Les enquêtes Markit et ISM suggèrent que le mois de mai n’est pas franchement celui du renouveau.
L’indice mondial calculé par Markit retombe à 50 contre 50.1 en avril. Cela indique que l’activité a évolué au même rythme en mai qu’en avril.
Les pays développés ont des allures contrastées. L’indice ISM aux USA s’améliore passant de 50.8 à 51.3. La hausse ne provient cependant que de délais de livraison qui sont plus lents. Les flux de commandes sont stables et la production progresse un peu moins rapidement qu’en avril. Il n’y a pas eu d’accumulation de stocks puisque le ratio nouvelles commandes sur stocks est stable un peu au-dessus de 1.2. En revanche l’indice Markit pour les USA est stable à 50.7 contre 50.8 en avril. Le plus étonnant est le repli supplémentaire de l’indice japonais. Cela est cohérent avec le recul, en tendance, de la production industrielle nippone. L’indice britannique s’est stabilisé peut être avec le sentiment, en mai, que le maintien du Royaume Uni dans l’Union Européenne s’affirmait?
Les indices émergents sont stables, au même niveau, un peu inférieur à 50, qu’en avril. Lire la suite

L’ISM global est médiocre aussi: Yellen va devoir réécrire son discours ce week-end

L’indice ISM du secteur non manufacturier s’est replié en mai. Il s’est inscrit à 52.9 contre 55.7 en avril. Cela se traduit par un indice ISM global* qui lui aussi recule. Il s’est établi à 52.6 alors que la moyenne depuis le début de l’année est à 53.4. En avril le chiffre était de 54.9.
Cela se traduit par une dynamique du PIB, a priori, un peu moins robuste. Le rebond constaté en mars et avril apparait temporaire. Lire la suite

La conjoncture globale en 8 graphes

En Avril, les interrogations demeurent quant à l’évolution effective de l’activité au cours des prochains mois.
Les enquêtes menées par ISM et Markit suggèrent que les chefs d’entreprise sont encore très prudents dans le secteur manufacturier mais plus optimistes dans les services. C’est le premier point qui est préoccupant car il conditionne davantage la dynamique de court terme notamment via le commerce international. Une activité manufacturière en berne ne traduit pas une relance des échanges et ne s’accompagne pas d’un effet d’entrainement sur les services.
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Les Etats-Unis vont mieux et l’Europe replonge mais…Ma chronique macroéconomique

4 point à retenir cette semaine pour suivre la conjoncture économique

Point #1Les Etats-Unis vont mieux et l’Europe replonge mais…
Les indices globaux des enquêtes Markit pour la zone Euro et ISM pour les USA montrent à nouveau une trajectoire divergente. En janvier dernier les deux indices étaient identiques; en mars l’indice américain remonte et celui de la zone Euro s’infléchit.
La question que l’on peut dès lors se poser est la suivante: l’économie américaine a-t-telle connu un point bas à la fin de l’année 2015 alors que la zone Euro connaissait au même moment un point haut?
Pas encore ni pour les USA, ni pour la zone Euro Lire la suite

Modeste rebond de l’ISM global aux USA

L’indice ISM global a rebondi au mois de mars. Après l’indice du secteur manufacturier c’est celui du secteur des services qui s’améliore mais dans des proportions nettement moindre.
Le point bas du mini-cycle de l’économie américaine, mesuré par ces indices, a probablement été touché au début de l’année 2016 (mon point est que le retournement du cycle a eu lieu au premier trimestre 2015 avec le retournement du taux d’utilisation des capacités de production voir ici).
Cependant, il y a là davantage un rattrapage qu’une nouvelle tendance. Les autres données sur l’économie américaine (consommation, investissement ou encore commerce extérieur) ont des allures fragiles. Au regard des indices ISM, le risque de récession s’estompe mais cela ne signifie pas une trajectoire solide et haussière de l’économie américaine. Lire la suite