Trois remarques sur le budget, l’Italie et la Commission Européenne

La Commission Européenne vient de retoquer le budget présenté par l’Italie pour 2019. Le déficit, s’il n’apparaît pas excessif (2.4%), est perçu comme fragile car les prévisions de croissance sont trop optimistes. En outre, avec un gouvernement de rupture, on doit s’attendre à un certain laxisme sur les dépenses. Le gouvernement n’a pas été élu pour faire la même chose que ses prédécesseurs. En d’autres termes, le risque est un dérapage du budget avec la possibilité d’aller au delà du fameux seuil de 3% du PIB qui serait incompatible avec une stabilisation de la dette publique. Le niveau de la dette publique italienne est voisin de 132% du PIB et est clairement au-delà de la norme de 60%. Ce n’est pas soutenable. Mais une trajectoire soutenable passe-t-elle par une réduction drastique du déficit public? Pas sûr.

Il y a plusieurs plusieurs points soulevés par l’articulation entre le budget, l’Italie et la Commission Européenne.  Lire la suite

Italie – Comprendre le risque de l’annonce sur le budget en sept points

Les investisseurs ont peu goûté la publication du programme budgétaire italien qui prévoit un déficit du budget de 2.4% du PIB en 2019, 2020 et 2021. Les incertitudes reviennent sur l’Italie. Le taux à 10 ans a progressé fortement comme le montre le graphe arrêté ce matin à 1015.

Source Bloomberg

Quelles sont les inquiétudes des investisseurs ? Lire la suite

L’Italie change de point de vue – Ma chronique du lundi

Ce post est disponible en version pdf  Hebdo – PW – 10 Septembre 2018

Qu’est ce qui a changé radicalement la semaine dernière ?
Le principal changement est en Italie avec une allure différente sur les taux d’intérêt et un resserrement de l’écart avec l’Allemagne.txallita

Pourquoi?
Depuis la mise en place du gouvernement de coalition, les inquiétudes portaient sur la façon dont le programme de campagne serait traité dans le budget à venir. Une réponse est attendue le 27 septembre prochain.
Jusqu’à présent, le message du gouvernement était d’être peu contraignant notamment dans le respect du seuil de 3%. C’est pour cela que l’écart de taux d’intérêt avec l’Allemagne s’était élargi très nettement ces dernières semaines. Cela inquiétait car le financement de l’économie italienne aurait été rapidement mis à mal notamment en raison de la réticence des non-résidents, qui détiennent environ 35% de l’encours de la dette, à revenir sur le marché italien après en être sortis tout l’été. Comme les italiens ne peuvent pas, ne veulent pas sortir de la zone Euro, une pression supplémentaire sur la liquidité et les taux d’intérêt aurait pu fragiliser l’ensemble du financement européen.

Cependant, la situation économique change rapidement en Italie. Lire la suite