Les chiffres de la semaine du 14 au 20 octobre

Points marquants

> Mardi prochain, le FMI publiera ses nouvelles prévisions. Les commentaires sont baissiers, les perspectives économiques mondiales seront plus faibles que celles du printemps dernier ou de juillet dernier. En juillet, la croissance de la production mondiale devrait être de 3,2% en 2019 et de 3,5% en 2020. Aux États-Unis, les chiffres étaient de 2,6% et 1,9%, pour la zone euro de 1,3% et 1,6% et pour la Chine de 6,2% et 6%.

> L’autre événement politique sera le sommet européen sur le Brexit. Il aura lieu les 17 et 18 octobre. Deux questions: y aura-t-il un nouvel accord entre le Royaume-Uni et l’Union européenne et cet accord, s’il existe, sera-t-il voté par le Parlement à Londres? Si ce n’est pas le cas, BoJo devra demander un délai. Le Parlement veut reporter le Brexit au 30 janvier 2020.
> L’élément le plus important de cette semaine sur la politique monétaire sera le Beige Book de la Fed. Les membres de la Fed envisagent une nouvelle baisse du taux d’intérêt de la banque centrale américaine en décembre (selon le graphique des dots). Cela dépendra des perspectives économiques. Le Livre Beige donnera des informations sur ce point pour un avenir proche. Nous serons attentifs spécifiquement les éléments associés au commerce international et à son impact sur la conjoncture US.

> Indices de la production industrielle de septembre aux États-Unis (17) et en Chine (18). Les chiffres d’août étaient plus bas en août et négatifs aux États-Unis. Nous ne pouvons pas nous attendre à un renversement. L’indice de la production industrielle du mois d’août sera publié dans la zone euro (14). Ce chiffre pourrait être assez fort après les chiffres allemands, italiens et espagnols.

> Le taux d’inflation sera confirmé à 0,9% dans la zone euro pour septembre (16). La question importante sur l’inflation concernera la Chine car le prix du porc a fait monter le taux d’inflation récemment. Il sera publié le 15 octobre.
> Le commerce extérieur chinois pour le mois de septembre le 14. La dynamique des exportations est toujours le point clé de cette statistique afin de percevoir l’impact des mesures tarifaires américaines.

> Ventes au détail aux États-Unis (16), en Chine (18) et au Royaume-Uni (17). Ces chiffres ont été plutôt forts ces derniers mois, notamment aux États-Unis. Nous nous attendons à des chiffres robustes aux États-Unis mais plus faible au Royaume-Uni, si l’on suit l’enquête BRC. En Chine, le léger rebond observé récemment devrait se maintenir en septembre.

> Des données immobilières seront publiées aux États-Unis, notamment le chiffre de mises en chantier. Les données étaient plus fortes que prévues en août. Cela confirmera-t-il pour la dernière fois le renversement du marché immobilier?

Le document détaillé et en anglais est disponible ici
NextWeek-October14-October20-2019

Optimisme aux Etats-Unis – Ma chronique macroéconomique

4 points à retenir cette semaine pour suivre la conjoncture

Point #1Les PME américaines sont très optimistes – Les ménages aussi
L’arrivée du nouveau président américain met en joie les dirigeants des PME aux USA. L’indice d’optimisme calculé par le NFIB est au plus haut depuis 2004. La rupture observée sur le graphe est spectaculaire.  Lire la suite

Les banques centrales ne sont pas optimistes – Ma chronique macroéconomique

4 éléments à retenir de la conjoncture

Point #1La Fed est prête à remonter son taux de référence en décembre
Lors de sa réunion du 20/21 septembre la banque centrale américaine a indiqué 3 points
1 – Le maintien des taux d’intérêt dans l’intervalle [0.25; 0.50%] car il n’y avait pas d’urgence au regard des données macroéconomiques
2 – La Fed est néanmoins préoccupée par l’évolution à long terme de l’économie américaine. Elle a de nouveau abaissé la valeur d’équilibre de long terme de son taux d’intérêt de référence (taux des fed funds) à 2.9%. Cela traduit l’idée d’une dynamique de l’économie américaine qui se rapproche d’une forme de stagnation séculaire dont la caractéristique est un taux de croissance limitée de l’activité et un taux d’inflation réduit. Ceci se traduit par un taux d’intérêt d’équilibre plus faible que par le passé. Lire la suite

Royaume Uni (confiance), Japon (production), France (consommation)

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La confiance du consommateur anglais rebondit en août

Après le référendum sur le Brexit, le 23 juin dernier, les ménages se sont inquiétés de l’évolution de l’économie. L’indice des perspectives à 12 mois avait plongé d’une façon spectaculaire. Puis en août comme il ne se passe pas grand chose dans la mise en œuvre du Brexit alors que les taux d’intérêt baissent sous l’impulsion de la Banque d’Angleterre et que le sterling recule de façon durable il y a un mini boom qui rassure le consommateur. L’indice de confiance remonte rapidement en août mais ne revient pas au niveau de juin. Le profil est similaire pour les perspectives à 12 mois.
Interprétation: avec le Brexit il y aura un impact négatif mais il n’est pas pour tout de suite en raison des hésitations politiques. (voir ici sur l’état d’avancement du Brexit ) Lire la suite

Pas de surchauffe aux USA – Ma chronique macroéconomique

6 points à retenir pour appréhender la conjoncture globale

Point #1Le discours de Janet Yellen
Le propos de la présidente de la Federal Reserve était très attendu vendredi dernier à Jackson Hole (réunion des banquiers centraux) car le changement de politique monétaire n’est plus systématique dans la phase de remontée.
La banque centrale américaine a une stratégie très différente de celles menées par le passé. A l’époque le profil de hausse était très marqué avec une hausse quasiment à chaque réunion une fois que la Fed avait démarré le mouvement. Cette fois ci ce n’est pas le cas puisque la banque centrale américaine n’a remonté son taux de référence qu’une fois et c’était en décembre dernier. Il n’y a donc pas l’aspect systématique observé par le passé. C’est pour cela que les propos des membres de la Fed sont très attendus, notamment ceux de sa présidente Janet Yellen. Lire la suite