Retournement du marché du travail US?

L’indicateur relatif au marché du travail dans l’enquête du Conference Board auprès des ménages se retourne en mars. Il est toujours facile de trouver un emploi mais l’indicateur s’est retourné.
Compte tenu du lien fort avec l’indicateur de l’enquête JOLTS sur le marché du travail on peut s’interroger sur un possible retournement du marché du travail US.
C’est un signal qui me semble pertinent (voir ici sur des données plus longues et une analyse plus fouillée).

La lente transformation du marché du travail en France

Le taux de chômage est stable en France au troisième trimestre. Il s’établit ainsi à 8.8% pour la France métropolitaine, comme au cours du printemps et à 9.1% lorsque l’on intègre les DOM TOM, là aussi comme au printemps dernier. L’allure du taux de chômage est cohérent avec celle du cycle économique. Il réagit un peu plus vite à l’évolution de la croissance maintenant qu’avant le crise de 2007/2008.
Les indicateurs suggèrent tous que la croissance est plus riche en emplois et qu’elle retrouve une certaine vertu avec la hausse du travail à temps plein, la hausse des Contrats à Durée Indéterminée et la baisse de la part des Contrats à Durée Déterminée.

Le marché du travail devient plus flexible et c’est certainement un facteur positif pour la dynamique de l’emploi. Il faut maintenant que la composante « formation » soit mis en place de façon efficace pour accentuer encore ce phénomène en enrichissant le capital humain. L’objectif est de faire baisser durablement le chômage et se rapprocher du plein emploi. La loi votée peut y contribuer, il faut désormais la mettre en oeuvre. Lire la suite

CDD, CDI : comment évoluent les embauches et les ruptures depuis 25 ans ?

Étude passionnante sur la dynamique du marché du travail en France par la Dares.

Part des CDI et des CDD dans les stocks et dans les flux. Avec des chiffres étonnants puisque 30% des CDD sont d’une seule journée

L’influence des ruptures conventionnelles dans la dynamique des rupture des contrats est désormais très importante
— À lire sur dares.travail-emploi.gouv.fr/

Dynamique des salaires et de l’emploi – Ma chronique du lundi

La BCE est confiante sur le profil de l’activité économique en zone Euro. C’est ce qui ressort de la publication des minutes de la réunion de mars. Le point marquant et qui traduit cette perception est le retrait de la phrase indiquant que la BCE se donnait la possibilité d’accroître ses achats d’actifs en cas de nécessité. Elle n’a plus le sentiment, la perception que la dynamique conjoncturelle pourrait nécessiter une aide d’urgence. En revanche, l’incertitude demeure sur le profil de l’inflation et la BCE insiste toujours sur l’idée que les pressions exercées par le cycle économique permettront, in fine, de voir l’inflation s’accélérer et converger vers la cible de la BCE. Les prévisions de mars 2018 sont encore loin de la cible de 2% même en 2020 où le taux d’inflation attendu n’est qu’à 1.7%.bce-prev-inflation.png

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La BCE et le plein emploi en zone Euro

« Pour réduire durablement le taux de chômage en zone Euro, la BCE doit copier la stratégie de la Fed »

La croissance de la zone Euro s’est nettement accélérée en 2017 avec un chiffre de 2.5% après 1.8% en 2016. C’est le chiffre le plus fort depuis 2007. La BCE a eu un rôle considérable dans cette amélioration des conditions de l’activité. Le maintien de taux d’intérêt très bas soit par un taux de refinancement à 0% soit par l’impact des opérations d’achat d’actifs pour les taux de maturité plus longue a été efficace.
Ces opérations ont permis de forcer les européens à dépenser maintenant en réduisant les incitations à transférer leur richesse dans le temps. Sur ce point Mario Draghi a été très ingénieux puisque cela a fonctionné. L’expansion observée actuellement est portée par la demande interne privée soit la consommation des ménages et l’investissement.
Pour autant, le taux de chômage reste élevé. Par rapport à la fin de l’année 2007 il est toujours, pour la zone Euro 1.4 point supérieur. A l’époque il était à son point bas à 7.3%. Cela veut dire que le processus d’ajustement à la hausse de la croissance n’est pas encore achevé. Lire la suite