La conjoncture portera le nouveau locataire de l’Elysée

Le prochain locataire de l’Elysée va bénéficier d’une configuration conjoncturelle très favorable. Cela lui donnera des marges de manœuvre dans la gestion du quotidien ainsi que dans la préparation des réformes qu’il souhaite mettre en œuvre. Il est toujours plus facile de changer les règles de l’économie lorsque les contraintes sont plus réduites.

Le premier point d’optimisme est que la zone Euro va beaucoup mieux. La croissance va s’accélérer en 2017 par rapport au chiffre de 1.7% observé en 2016. L’Espagne, l’Allemagne et même l’Italie ont des trajectoires haussières convaincantes. La France suit la même dynamique. C’est pour cela que les échanges vont s’intensifier au sein de la zone Euro et accentuer l’expansion.
En effet, un produit européen est fabriqué pour partie en France et pour partie dans d’autres pays de la zone. Une amélioration de l’activité dans un pays a un impact positif sur les pays de cette chaîne de valeur. Ce phénomène engendre une dynamique globale plus dense qui se traduit par une accélération des échanges et de la croissance. C’est un des avantages de la mise en place de la zone Euro. Les entreprises n’ont aucun problème monétaire pour passer d’un pays à l’autre. On constate immédiatement l’impact qu’une rupture monétaire de la France avec ses principaux partenaires commerciaux aurait sur l’activité. Le retour au franc serait catastrophique créant une forte incertitude. La chaîne de valeur serait rompue et tous les pays participants seraient perdants. Lire la suite

En route pour l’Elysée

Le prochain locataire de l’Elysée va bénéficier d’une configuration conjoncturelle très favorable. Cela lui donnera des marges de manœuvre dans la gestion du quotidien ainsi que dans la préparation des réformes qu’il souhaite mettre en œuvre. Il est toujours plus facile de changer les règles de l’économie lorsque les contraintes sont plus réduites.
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L’Europe dans l’élection présidentielle française

L’élection présidentielle française est avant tout un choix politique sur la place que les français souhaitent donner à la France. Le premier tour de ces élections a bien montré que les français n’étaient plus très à l’aise avec l’image qu’ils avaient de la France. Les partis de gouvernement traditionnels ont été exclus du deuxième tour. Il y a un besoin profond de changer et de choisir la trajectoire de la société française. Ce malaise se reflète dans le choix en faveur de ou contre l’Europe. Ce choix écarte tous les autres. On ne peut pas comparer des programmes si cette appartenance à l’Europe n’est pas éclaircie. C’est pour cela que la dimension économique n’est pas décisive et que les choix ne se feront pas la-dessus. D’ailleurs il a été très peu question d’économie depuis le début de la campagne, les candidats évoquent davantage le cadre dans laquelle la France devrait s’inscrire.

La prééminence du politique sur l’économique a été observée encore récemment lors des élections présidentielles aux USA mais aussi lors du référendum britannique. Les supporters du maintien dans l’Union Européenne parlaient principalement des conséquences économiques d’une sortie alors que les défenseurs du Brexit parlaient de la Grande Bretagne, de ses habitants et de leur place dans le monde. L’élection présidentielle américaine s’est inscrite dans la même logique. Donald Trump ne s’est pas fait élire sur le programme économique celui-ci ne reflétant que l’idée de moins d’Etat mais d’un Etat fort et rassurant. C’est cette vision politique de l’Amérique, seule contre le reste du monde, qui a porté Donald Trump à la Maison Blanche. Ces éléments doivent nous faire réfléchir en ne nous focalisant pas que sur les questions économiques. Lire la suite

Quantitative Easing de la BCE – Le contresens d’un candidat dans une interview au Parisien

Vidéo

Dans cette vidéo (interview au Parisien) Marine Le Pen évoque la BCE.
Elle indique que la réduction du quantitative easing (QE) de la BCE (de 80 milliards par mois jusqu’en mars 2017 à 60 milliards à partir d’avril et jusqu’en décembre prochain au moins) traduit le fait que la BCE ne croit plus à l’euro. C’est un contresens incroyable
La BCE a mis en place le QE afin de soutenir la zone Euro afin de retrouver une allure de croissance et d’inflation plus compatible avec ses objectifs. Elle a réduit le montant car elle considère que le risque de déflation s’est réduit et que la croissance a une meilleure allure.
Ce contresens est impressionnant de la part d’un candidat à l’élection présidentielle.
Mais est ce un contresens ou une manipulation pour tromper?

 

La Monnaie Commune qui ne pourra exister – En route vers l’instabilité

Dans une interview au Parisien, Marine Le Pen donne son projet sur le cadre monétaire qui serait mis en place au cas où elle remporterait l’élection présidentielle.
Elle indique qu’elle souhaite que l’euro, monnaie unique, se transforme en monnaie commune et que la France puisse disposer d’une monnaie nationale.
Techniquement, comme le suggère Bernard Monot, l’économiste du Front National, cela reviendrait à revenir au Système Monétaire Européen (SME) dans sa version finale avec des marges de fluctuation de +/-15% autour d’un cours pivot.  La monnaie unique, euro, n’aurait plus de pouvoir libératoire au quotidien.
Dans une première approche cela pourrait avoir un caractère rassurant puisque le Système Monétaire Européen a plutôt bien fonctionné pendant 20 ans de Mars 1979 à Janvier 1999 lorsque l’euro a été créé.
Rappelons que l’Ecu était une monnaie commune aux pays membres du SME. Chaque monnaie nationale était définie par un cours pivot avec l’Ecu et des marges de fluctuations. Celles-ci étaient au départ de 2.25%. Le cours pivot pouvait être ajusté à la hausse ou à la baisse. L’objectif était néanmoins de rester dans les marges de fluctuation afin de réduire l’incertitude sur le cadre monétaire européen et faciliter les échanges et la croissance. En 1993, les marges de fluctuation ont été élargies à +/-15%.

Cependant, ce n’est pas aussi simple   Lire la suite