Accord de l’OPEP: l’Arabie grande gagnante

L’accord sur une hausse de la production au sein de l’OPEP va principalement profiter à l’Arabie Saoudite. Elle détient des capacités pour produire davantage alors que l’Iran verra sa production reculer (sanctions) et qu’au Venezuela la production continue de se contracter en raison d’un désordre interne fort.

Le changement dans cet accord est que la hausse est globale et non par pays. Le système des quotas bat de l’aile. C’est aussi pour cela que l’Arabie en tirera profit.

Autrement les USA et son allié l’Arabie sont les grands gagnants de cet accord

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www.bloomberg.com/view/articles/2018-06-22/trump-and-saudis-win-big-in-opec-deal

Les ministres de l’OPEP accroissent leur production – Bloomberg

L’OPEP a trouvé un accord pour augmenter sa production d’1 million de barils/jour en dépit du retrait de l’Iran. Cet accord préliminaire devrait être validé par l’assemblée générale de l’OPEP.

La hausse de la production serait voisine de 600 000 barils car certains pays (Venezuela par exemple) ne peuvent produire davantage.

Cela devrait permettre de relâcher les tensions et éviter une hausse des prix supplémentaire

— À lire sur www.bloomberg.com/news/articles/2018-06-21/opec-ministers-back-raising-oil-output-despite-iran-s-objection

Italie, Pétrole – Ma chronique du lundi

Les prochaines élections générales en Italie seront centrées sur l’euro et l’appartenance de l’Italie à la zone Euro. C’est la conclusion que l’on peut faire du refus, à juste titre, du président italien, Sergio Mattarella, de valider un gouvernement qui aurait été dominé par la Ligue dont on connait le peu de goût pour l’Europe et ses institutions.
Ce qui effraie est que les italiens ne sont plus fans de la zone Euro. Dans le dernier sondage (Octobre 2017) Euro-baromètre de la Commission Européenne, 40% pensent que l’Euro est une mauvaise chose pour l’Italie contre 25% pour la zone Euro et pour la France. Seulement 45% trouvent que c’est un facteur positif pour l’Italie contre 64% en moyenne dans la zone Euro et en France. On voit bien que la question européenne, qui avait eu un rôle très important dans la campagne électorale française au printemps 2017, ne repose pas sur les mêmes ressorts en Italie. Près de la moitié des italiens sont sceptiques quant à l’intérêt de la monnaie européenne. C’est une vraie différence.

Ne doutons pas que la Ligue fera campagne sur ce thème et que ce sera la source de la polarisation de la politique en Italie. La question dès lors est de savoir qui incarnera le soutien de l’euro dans l’ensemble des partis italiens? Le Parti Démocrate serait légitime de le faire mais avec qui? Peut on imaginer le Forza Italia de Berlusconi être le fer de lance d’une campagne pour l’euro?
Un point particulier est que l’action de Mattarella ne peut fonctionner qu’une fois. Il ne pourra pas s’opposer éternellement à un gouvernement qui veut se positionner contre l’euro et l’Europe.  C’est une fragilité de la situation actuelle qui doit inciter à la mobilisation en Italie. Lire la suite

Baisse durable du prix du pétrole

Verbatim de ma chronique de ce matin

Le prix du pétrole au-dessous de 65 dollars est au plus bas depuis juillet 2009.
La publication d’un rapport de l’OPEP sur ses anticipations de demande et un rapport sur les stocks de pétrole aux USA, plus élevés qu’attendus, ont fait pressions à la baisse sur les prix de l’or noir.

Le rapport de l’OPEP indique une anticipation de la demande plus faible que ce qui était attendu il y a encore quelques semaines. La demande revient au niveau de 2004.Cette référence est intéressante car elle porte sur une période antérieure au développement rapide de la Chine.
Durant la première décennie des années 2000 et notamment sur sa deuxième moitié les prix des matières premières ont été largement orientées, conditionnées par la demande chinoise. Lire la suite