France – Le budget à long terme et la cagnotte

La forte croissance économique de 2017 en France, 2%, permet de relâcher la contrainte pesant sur les finances publiques. Le déficit public passerait enfin sous le seuil de 3% (2.7% %) permettant ainsi à la France de ne plus être perçu comme un mauvais élève systématique de la zone Euro. Ce résultat traduit et reflète la capacité de l’économie française à bénéficier et à profiter de la croissance mondiale. Lire la suite

La politique du chacun pour soi – Ma chronique du lundi

La croissance est revenue mais déjà chaque pays veut jouer sa propre partition. L’unité n’est plus de mise et l’économie mondiale est en train de changer rapidement de route.

Pendant la phase de reprise en 2016 et 2017 la situation globale était relativement stable, sans déséquilibres majeurs. Les banques centrales lâchaient du lest quand cela était nécessaire pour absorber les moindres aspérités. Et cela a plutôt bien fonctionné puisque progressivement l’allure des différentes régions du monde est devenue plus cohérente renforçant ainsi la dynamique de l’expansion et des échanges. Les économistes étaient obligés de réviser systématiquement à la hausse leurs prévisions.

Cette période est achevée. Les comportements ne sont plus coopératifs et encore moins coordonnés. Lire la suite

L’économie américaine change d’allure et c’est préoccupant – Ma chronique du lundi

L’économie américaine est elle sur une allure susceptible d’engendrer d’importants déséquilibres au risque de dérégler le cycle actuel et de générer une inflexion significative de l’activité?

L’ajustement brutal des marchés boursiers reflète les interrogations des investisseurs sur l’évolution à venir de la macroéconomie globale et de celle des Etats-Unis en particulier. Ils ont d’abord été sensibles au changement de ton de la Federal Reserve quant à l’évolution à venir de l’inflation. Celle-ci convergerait vers la cible de la banque centrale à 2% et s’y maintiendrait durablement. Puis la hausse du taux de salaire a validé cette idée d’une pression nominale même si la mesure de 2.9% au mois de janvier traduit probablement un effet lié à la réduction des heures travaillées en raison des intempéries. Enfin, le changement à la tête de la banque centrale américaine a engendré une incertitude supplémentaire. Janet Yellen avait bien piloté l’économie américaine, Jay Powell aura-t-il le même talent ?

J’ai écrit déjà sur ces questions et un papier qui sera publié sur Forbes.fr précisera mon point quant aux incertitudes liées à l’arrivée de Powell. Cependant, au-delà de ces éléments, de nouvelles interrogations s’ouvrent concernant l’économie américaine.
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USA – Les entreprises au bord de la crise de nerfs?

L’abandon du plan santé par les Républicains aux Etats-Unis crée les conditions pour un retournement conjoncturel.
La logique est simple.
1 – On constate depuis Janvier 2015 une inflexion dans les indicateurs d’activité. J’avais déjà noté ce point iciLe profil de la production industrielle et celui de la production manufacturière marquent une inflexion significative en janvier 2015. On l’observe aussi sur les taux d’utilisation des capacités de production.(voir les graphes en fin de post)
En d’autres termes, la dynamique macroéconomique n’est pas euphorique outre-Atlantique.
2 – Les enquêtes auprès des chefs d’entreprise sont, elles, euphoriques. L’indice ISM du secteur manufacturier est cohérent avec une croissance très solide et très dynamique. L’indice NFIB des PME est quasiment à son plus haut historique après une rupture à la hausse en décembre. Ces indices sont en décalages avec les indicateurs d’activité. Sur ce point, on observe un décalage très net entre l’indice ISM du secteur manufacturier et l’indice (CFNAI) calculé par la Fed de Chicago et synthétisant l’évolution de 85 variables réelles.(graphes en fin de post) Lire la suite

Mon article: « The World Has Changed, …. »

Vous trouverez ci-dessous le lien vers un article « The World Has Changed, and There Is a Need for Proactive Fiscal Policies » que j’ai publié dans la revue « International Banker » en janvier. Il analyse la dynamique conjoncturel et le déséquilibre des politiques économiques mises en oeuvre.

« There is an economic and political malaise in many developed countries. For most of them, their growth profile is lower than what it was before the 2007/2008 crisis. In the US, the trend growth is marginally above 2 percent, and this cycle is the weakest since World War II. And even if the unemployment rate is low, close to full employment, the perception is that there are still rooms for improvement, but in an environment without wage pressures. This is a new situation….« 

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