L’inflation britannique s’assagit

Après le référendum sur le Brexit les économistes avaient averti d’une probable accélération temporaire de l’inflation.
Celle ci a effectivement rapidement progressé un peu au-delà de 3% en novembre 2017 sous l’influence de la dépréciation de la monnaie britannique. Depuis cette date, le reflux est important puisqu’en mars le taux d’inflation est un peu en-dessous de 2.5%. Le taux d’inflation sous-jacent a suivi le même profil avec un retour à moins de 2.3% après avoir dépassé 2.4% à la fin de l’automne.
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Taux de la BCE: un calcul amusant

Les banquiers centraux sont très attentifs au taux de chômage. Janet Yellen l’évoquait à chaque réunion ou conférence de presse comme l’indicateur ultime. Elle a d’ailleurs réussi à mener l’économie US au plein emploi lorsqu’elle a quitté son poste. Mario Draghi évoque peu le taux de chômage lors de ses conférences de presse. Cependant, au regard de la courbe de Phillips de la zone Euro, on peut imaginer que le taux de chômage pourrait encore nettement baisser avant que ne se manifestent des tensions inflationnistes. Le taux de chômage d’équilibre (ou non inflationniste) a probablement baissé lors de la phase conjoncturelle actuelle. Selon les calculs de la Commission Européenne il serait de 8.4% à comparer à 8.5% qui est le taux de chômage actuel en zone Euro. En dépit d’un écart réduit entre les deux mesures, on ne perçoit pas les prémices de tensions nominales. Le taux d’équilibre est probablement plus bas.
Quelle cohérence entre le taux de chômage US et celui de la zone Euro ? La comparaison est amusante. Lire la suite

Perspectives Economiques – Avril 2018

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  • La conjoncture ralentit elle? Notamment en zone Euro?
    La croissance est élevée mais n’accélère plus. Elle sera généralement proche, en 2018, des chiffres de 2017; soit 2% en France et 2.4% en zone Euro. Il n’y a pas d’impulsion supplémentaire et l’expansion bute sur des contraintes physiques dans l’industrie. Les Etats-Unis bénéficient cependant d’une dynamique interne plus forte en raison de la politique budgétaire expansionniste.
  • L’inflation est partout limitée
    Pas de tensions salariales et le prix du pétrole est relativement stable
  • La BCE ne changera rien avant longtemps
    L’absence d’inflation en dépit de la croissance robuste suggère que le taux de chômage peut encore baisser avant de voir des tensions nominales. Cela donne du temps à la BCE qui n’a pas de raison particulière pour changer rapidement de stratégie monétaire. Pas de hausse de taux sous Draghi.
  • La politique de la Fed: 4 fois au moins en 2018
    L’équilibre entre une politique monétaire toujours accommodante, une politique budgétaire très expansionniste et une économie au plein emploi n’est probablement pas stable sauf à considérer que le taux de chômage converge au-dessous de 3.5% ce qui serait historique. La Fed permettra la stabilisation macroéconomique par des hausses de taux plus nombreuses qu’attendu.
  • Guerre commerciale: « For every one US worker in metals production there are more than 40 workers in metals-using industries. Taxing the latter to privilege the former makes no sense.”
    Tensions avec la Chine: passage de témoin difficile pour les américains. L’équilibre global bascule vers la Chine

La Fed remonte son taux de référence, d’autres changements à venir .

La Federal Reserve a remonté son taux d’intérêt de 25 points de base. Le corridor passe ainsi de [1.25 – 1.50%] à [1.50 – 1.75%].  Le tableau des anticipations sur les taux de la Fed par les membres du FOMC suggère 3 hausse de taux en 2018, 3 en 2019 et 2 en 2020. Le profil annuel des variations de taux d’intérêt est inchangé. C’est un point de surprise au regard de la hausse de l’activité prévue par ces mêmes membres du FOMC. Lire la suite

BCE, Inflation, Fed et Emploi en France – Ma chronique du lundi

Le taux d’inflation à 1.1% en février ne ravive pas les anticipations d’un changement rapide et brutal de la politique monétaire de la BCE. Mario Draghi et Peter Praet dans des interventions en fin de semaine dernière ne montraient d’ailleurs aucun empressement à mettre en œuvre un tel bouleversement.
La BCE a calé sa stratégie monétaire sur l’atteinte d’un profil d’inflation compatible avec ce qu’elle souhaite à moyen terme. Le chiffre de 1.1% ne va pas dans ce sens.
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