Baisse rapide du prix du pétrole =>Fort ralentissement attendu de l’inflation

Le prix du pétrole est revenu à un niveau comparable à celui de l’an dernier. La hausse de la production US implique un excès d’offre qui se traduit par une accumulation de stocks aux Etats-Unis et une baisse du prix.

La conséquence majeure va être le fort ralentissement de l’inflation dans les prochaines semaines. Elle va très vite converger vers l’inflation sous-jacente. La contribution de l’énergie qui est, en octobre, un peu supérieure à 1%(soit près de la moitié de l’inflation qui était à 2.2%) va s’effondrer rapidement à l’image du profil du prix de l’or noir. Lire la suite

La Fed va prolonger son biais haussier en 2019 – Ma chronique du lundi

Le post est disponible en format pdf La Fed maintient son biais – Ma chronique du Lundi

La Federal Reserve se réunit les 25 et 26 septembre. Une hausse de 25 bp est attendue sur le taux des fed funds portant ainsi le taux effectif dans une fourchette allant de 2 à 2.25%. Une autre hausse est attendue en décembre. Ces 4 resserrements sur 2018 semblent faire consensus désormais à la Fed. La question porte sur 2019 désormais. Lors de la dernière mise à jour, en juin, des perspectives économiques et financières par les membres du comité de politique monétaire (FOMC), 3 hausses de taux d’intérêt étaient prévues pour 2019. Comment se faire une idée plus précise ?
Les quatre hausses de taux d’intérêt sont validées désormais par la Fed. J’avais évoqué cette hypothèse en début d’année en raison de la mise en place de la politique budgétaire expansionniste de la Maison Blanche. Je n’ai pas changé d’avis et la hausse des taux de la Fed n’est qu’une façon de modérer les déséquilibres provoqués par cette politique qui vise à doper la demande interne.

Cette dynamique interne traduit l’impact de deux composantes. La première est l’effet direct des baisses d’impôts et de la hausse des dépenses publiques. On perçoit bien l’effet positif pour la demande dans une telle configuration. L’autre composante est la politique commerciale qui vise à substituer la production interne aux importations. La demande adressée aux entreprises s’accroît ainsi très fortement. Lire la suite

Taux d’inflation à 1.9% en mai en zone Euro

Le taux d’inflation de la zone Euro s’est sensiblement accéléré en mai à 1.9% contre 1.2% en avril. Le taux d’inflation sous jacente est passé de 0.7% à 1.1%.
Deux raisons expliquent ce mouvement haussier
Le premier est un effet pétrole – La contribution de l’énergie passe de 0.25% en avril à 0.59% en mai. Cela représente l’impact de la hausse du prix de l’or noir. Ce phénomène n’est pas encore terminé et à prix équivalent en juin l’effet sera un peu plus fort avant de décélérer tout au long de la seconde partie de 2018
Le second effet est lié aux services dont la contribution est passé de 0.46% à 0.71% en raison d’un facteur saisonnier (pentecôte). Ce phénomène devrait s’éroder en juin.
Inflationze
Si le prix du pétrole se stabilise, ce qui semble être le message de l’OPEP la semaine dernière, alors le taux d’inflation va refluer au cours des prochains mois. La hausse temporaire de l’inflation ne devrait pas perturber la stratégie monétaire de la BCE.

Italie, Pétrole – Ma chronique du lundi

Les prochaines élections générales en Italie seront centrées sur l’euro et l’appartenance de l’Italie à la zone Euro. C’est la conclusion que l’on peut faire du refus, à juste titre, du président italien, Sergio Mattarella, de valider un gouvernement qui aurait été dominé par la Ligue dont on connait le peu de goût pour l’Europe et ses institutions.
Ce qui effraie est que les italiens ne sont plus fans de la zone Euro. Dans le dernier sondage (Octobre 2017) Euro-baromètre de la Commission Européenne, 40% pensent que l’Euro est une mauvaise chose pour l’Italie contre 25% pour la zone Euro et pour la France. Seulement 45% trouvent que c’est un facteur positif pour l’Italie contre 64% en moyenne dans la zone Euro et en France. On voit bien que la question européenne, qui avait eu un rôle très important dans la campagne électorale française au printemps 2017, ne repose pas sur les mêmes ressorts en Italie. Près de la moitié des italiens sont sceptiques quant à l’intérêt de la monnaie européenne. C’est une vraie différence.

Ne doutons pas que la Ligue fera campagne sur ce thème et que ce sera la source de la polarisation de la politique en Italie. La question dès lors est de savoir qui incarnera le soutien de l’euro dans l’ensemble des partis italiens? Le Parti Démocrate serait légitime de le faire mais avec qui? Peut on imaginer le Forza Italia de Berlusconi être le fer de lance d’une campagne pour l’euro?
Un point particulier est que l’action de Mattarella ne peut fonctionner qu’une fois. Il ne pourra pas s’opposer éternellement à un gouvernement qui veut se positionner contre l’euro et l’Europe.  C’est une fragilité de la situation actuelle qui doit inciter à la mobilisation en Italie. Lire la suite