Politique Budgétaire et Italie – Ma chronique macroéconomique

4 points à analyser la semaine écoulée pour mieux appréhender la macroéconomie globale

Point #1 La dynamique globale reste limitée
Sur un an, le commerce mondial est en hausse de 0.8% et la production industrielle mondiale de 1.6%. La croissance globale reste très loin des chiffres d’avant crise tant pour la production industrielle que pour les échanges. Ils sont même plus faibles que ceux enregistrés en 2014.
Pas étonnant que l’idée d’une politique soutenant la demande revienne dans tous les esprits. A ce rythme de croissance on ne crée pas suffisamment de richesse. Comme la politique monétaire ne peut pas franchement aller au-delà de ce qu’elle a déjà fait, il faut trouver un relais. La politique budgétaire est la bon instrument pour essayer de caler rapidement l’économie sur une trajectoire plus élevée. En outre elle peut bénéficier de taux d’intérêt faibles.
C’est la bonne solution car mettre en oeuvre des réformes structurelle au sein d’une économie peu dynamique c’est prendre des risques importants. En effet, changer les règles alors que la croissance est faible c’est favoriser l’immobilisme car personne ne souhaite lâcher sa position. Chacun sait ce qu’il a mais ne sait pas ce qu’il aura. Si l’on veut faire des réformes structurelles il faut que la croissance soit perçue comme durable afin de réduire cette incitation à conserver son acquis. Lire la suite

Incertitudes Britanniques – Ma chronique macroéconomique

4 points à regarder cette semaine pour suivre la conjoncture

Point #1L’incertitude au cœur du Brexit
Les marchés financiers ont eu des attitudes très différentes dans la phase d’après Brexit. Les taux d’intérêt de long terme ont chuté fortement, reflet du risque perçu par la rupture provoquée par le référendum britannique. L’incertitude a fait préférer le support le moins risqué. On voit sur le graphe ci dessous que la changement est brutal, notamment au Royaume Uni où l’arbitrage s’est opéré des actifs risqués vers les actifs perçus comme plus sûr.
Le taux français est tombé à son plus bas historique. Lire la suite

Les marchés boursiers depuis le référendum

Juste un graphe sur les marchés « actions » depuis le résultat du référendum britannique.
Le profil des marchés boursiers des pays occidentaux est encadré par le FT100 vers le haut et le FT250 vers le bas.
LE FT100, indice britannique étroit et international, a profité du repli du sterling tout en comptant sur la croissance globale pour alimenter l’activité des entreprises le composant. L’indice depuis le 23 juin a progressé de 0.35%.
Le FT250, indice britannique incluant de nombreuses entreprises dont l’activité est  par le marché domestique, reflète les inquiétudes sur l’économie britannique et le risque de récession. Le repli par rapport au 23 juin est de -7.7%.Entre les deux, les indices américain et japonais se tiennent plutôt bien. Ils ont subi le choc mais la persistance est réduite car ils ne sont pas directement concernés par les questions européennes. Les deux indices européens sont sur une trajectoire faible avec un choc persistant, reflet des incertitudes sur le profil attendu de l’Europe.
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Brexit – Un enjeu européen majeur

Le référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni (RU) à l’Union Européenne (UE) pose de nombreuses questions sur les conséquences économiques et politiques qui pourraient affecter le Royaume-Uni mais aussi sur les conséquences pour l’ensemble de la construction européenne.
Cette consultation, le 23 juin, va avoir lieu dans un contexte très préoccupant pour l’Europe. D’abord parce que l’économie européenne est loin d’avoir retrouvée une dynamique de croissance et d’expansion proche de celle qu’elle connaissait avant la crise de 2008. L’Europe a pris du retard sur les Etats-Unis et ne semble pas pouvoir le rattraper rapidement en dépit de la politique monétaire expansionniste de la BCE. Cela se traduit donc par un taux de chômage élevé au risque de créer de l’instabilité sociale et politique.
La sortie du Royaume Uni serait un message politique fort. Il faudra de la part des européens un réponse politique solide pour en limiter les effets de contagion. Les européens doivent définir un message mobilisateur pour éviter une plus grande fragilité de la construction européenne. Les évolutions politiques récentes et le retour d’un certain nationalisme doivent forcer les principaux gouvernements de l’Union ainsi que la commission à créer message fort. Cela est vrai qu’il y ait ou pas sortie du Royaume Uni.

Même si le choix est principalement politique, la mesure du choix fait par les électeurs se fait via les conséquences économiques qui en résultent. Lire la suite