Merkel rejette les propositions de Macron sur l’Europe

L’interview d’Angela Merkel, dans le FAZ ce week end, ne modifie pas l’idée que l’on pouvait avoir de la position allemande face aux propositions de Macron sur le renouvellement des institutions en Europe. Elle ne s’écarte pas du discours habituel de l’Allemagne.

La grande différence entre la France et l’Allemagne sur la question européenne est que la France pense qu’il y a un avantage à coordonner de façon explicite les politiques économiques. Un budget peut et doit faire cela. Cela implique une capacité d’intervention importante de plusieurs points de PIB comme le soulignait Macron et Sarkozy avant lui.
Du côté allemand, la coordination est implicite si l’on respecte les règles définies, notamment celles qui pourraient être prises dans le cas d’une aide du  FME (Fond Monétaire Européen qui reprendrait le Mécanisme Européen de Stabilité  mais qui ne serait pas le FMI trop favorable à la restructuration de la dette grecque, ce que les allemands ne souhaitent pas) . En d’autres termes, le mécanisme d’ajustement passe par le respect des bonnes règles (austérité budgétaires) et il n’y a pas besoin d’intervention de l’Etat.
La coordination prônée par la France est la vision du partage des risques au sein d’une entité politique alors que l’option allemande est celle de ne pas partager le risque puisque si chacun se comporte « comme il faut » aucun pays n’expose un autre à un risque particulier.  Lire la suite