Le coût du Brexit pour le Royaume Uni

Après le référendum sur le Brexit, le 23 juin 2016, l’économie britannique a suivi une dynamique plus réduite. Cela a reflété notamment des changements d’anticipations sur ce qui se passera pendant et après les négociations, mieux vaut attendre que de s’engager trop vite, et des coûts d’opportunité puisque le Brexit a incité les entreprises et les investisseurs à regarder dans d’autres pays non affectés par les effets directs du référendum.
Ce changement de dynamique est visible dans le graphe ci-dessous. J’ai calculé une tendance de 2013 jusqu’au 2ème trimestre 2016. Je l’ai ensuite prolongée jusqu’au premier trimestre 2018.
L’écart à la tendance s’accroît de façon significative après le référendum. C’est le coût du Brexit pour le Royaume Uni qui a été incapable de prolonger la dynamique d’avant consultation sur la sortie de l’Union Européenne. Lire la suite

France, USA, Royaume Uni, Espagne: croissance hétérogène au premier trimestre

Au premier trimestre 2018, la croissance est robuste aux USA et en Espagne, elle s’infléchit en France mais ralentit nettement au Royaume Uni. 
Le premier graphe montre l’évolution depuis 2015 de la croissance par trimestre pour ces 4 pays, la croissance annuelle moyenne pour les 3 premières années ainsi que l’acquis de croissance pour 2018 à la fin du premier trimestre.
La croissance US du premier trimestre est du même ordre que celle de 2017 (2.3% les deux en taux annualisé), Elle ralentit néanmoins par rapport à la fin 2017. L’acquis est de 1.7%.
En Espagne elle est proche des 2 derniers trimestres de 2017. L’acquis est de 1.8%. Après une phase de rattrapage fort et rapide, la dynamique espagnole se modère à un niveau élevé.
Au Royaume Uni, la croissance avait ralenti déjà en 2017, la progression moyenne du PIB de chaque trimestre était inférieure à celles de 2016 et de 2015. Le ralentissement s’accentue au premier trimestre de 2018. L’acquis est faible (0.7%) ce qui conditionnera le chiffre réduit de l’ensemble de l’année. C’est un signal supplémentaire pour la BoE de ne pas changer sa stratégie monétaire en mai (voir ici)
En France, l’activité a ralenti mais après une année 2017 dont la croissance trimestrielle moyenne était bien au delà des capacités de l’économie française sur le long terme. L’acquis est de 1.2%. L’accélération de 2017 a fait le lit du ralentissement de la première partie de 2018 car le rythme n’était pas soutenable. Cela a été observé via le très haut niveau dans l’utilisation des capacités de production et par les difficultés de recrutement. La croissance tendancielle de l’économie française depuis 2013 est de 1.3% et c’est par rapport à cette norme qu’il faut jauger la croissance et non par rapport à 2017 qui était exceptionnel.
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Le retour attendu des britanniques dans l’Union Européenne

L’accord financier entre l’Union Européenne et le Royaume-Uni est une très bonne nouvelle. Cela permettra de solder les engagements pris par la Grande-Bretagne vis-à-vis du reste de l’Europe. Les négociations sur le commerce vont ainsi pouvoir commencer. Elles ne se feront pas sur un mode tendre. Michel Barnier, fort du soutien des 27 pays de l’UE, l’a expliqué récemment. Il n’y aura pas d’exception à la règle. Il ne pourra pas y avoir d’accord à la carte pour les Britanniques. Tous les secteurs seront traités de la même façon, il n’y aura pas d’exception. Lire la suite

Brexit: la vision britannique

Dans le cadre d’une conférence à Londres, j’ai écouté cet après midi un membre, gallois, du Parlement Européen sur le Brexit.

Plusieurs remarques sur cette intervention:

La première remarque est la volonté déjà notée dans d’autres lieux d’une volonté de réussir le Brexit contre le monde entier. Le succès passe par la mobilisation de tous les britanniques.
[Commentaire:. Pas de désaccord dans la salle]
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Interrogations sur la politique monétaire britannique

La Banque d’Angleterre (BoE) a remonté son taux de référence de 25bp à 0.5%.
L’idée derrière cette décision est double:
1 – la tendance à long terme de l’économie britannique est plus réduite que par le passé et le Brexit a accentué ce phénomène. Cela veut dire que le risque de surchauffe s’observe à un niveau plus bas que par le passé et que le niveau d’intervention de la BoE est plus bas que par le passé. Cela implique un taux d’intérêt d’équilibre plus réduit que par le passé.
Néanmoins, si le Brexit pèse dans la durée il ne crée pas de rupture selon la BoE. (ceci peut se discuter) Lire la suite

La croissance s’accélère encore en zone Euro mais attention à l’Espagne. Le Royaume Uni décroche

Les perspectives d’activité en zone Euro repartent au beau fixe en septembre. L’indice synthétique qui pondère les indices synthétiques des secteurs manufacturier et de services est au plus haut depuis avril 2011. Cela se traduira par une croissance soutenue du PIB dans la dernière partie de l’année.
L’indice synthétique du secteur manufacturier est au plus haut depuis février 2011 et l’indice synthétique des services retrouve les plus hauts du début d’année (loin néanmoins des plus haut d’avant crise).
L’activité est en croissance et l’emploi en hausse rapide. Profitons du moment pour créer des conditions d’une croissance plus forte encore dans la durée.
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Le graphe compare les indicateurs composites (manuf. et services) de production des différents pays de la zone Euro plus le Royaume Uni.
La France est désormais en phase avec l’Allemagne pour tirer à la hausse la croissance de la zone Euro. L’Espagne n’est pas en reste et continue de croître rapidement. En revanche l’activité en Italie plafonne notamment sur les services.
On voit bien le rôle important de l’Espagne dans la dynamique de la zone. C’est un contributeur majeur. Il est à souhaiter qu’une issue sans rupture puisse être obtenue après les tensions du week-end de référendum. Si cela n’était pas le cas, la situation espagnole deviendrait alors plus chaotique et la zone Euro perdrait un de ses principaux moteurs et depuis longtemps. Les perspectives de la zone serait alors remises en cause. L’issue pour l’instant est incertaine et préoccupante.
Le Royaume Uni ne bénéficie plus de l’effet d’entraînement de la zone Euro. Le décrochage depuis le printemps est significatif. L’emballement de la zone Euro contraste avec le manque de réponse britannique.

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