Le graphe du jour en France: salaire et inflation

Le ministère du travail vient de publier la statistique sur le salaire de référence pour les ouvriers et employés dans les entreprises de plus de 10 salariés. Il progresse sur un an, au troisième trimestre, de 1.5% ce qui est modeste et inférieur à l’inflation hors tabac (1.9%).
Pendant longtemps la décélération de l’inflation (baisse du prix du pétrole à partir de la mi-2014 notamment) permettait un gain de pouvoir d’achat significatif alors même que le salaire de référence ne progressait pas très vite. L’accélération récente de l’inflation pour des raisons liés principalement au pétrole se traduit par une perte de pouvoir d’achat au cours des deux derniers trimestres. Le phénomène s’est accentué au cours de l’été. C’est un changement de cadre qu’il faut avoir à l’esprit au regard des tensions récentes dans la société française.
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Le pouvoir d’achat ralentit au Royaume Uni

La situation pour le salarié britannique devient plus complexe. L’accélération de l’inflation est en train de combler l’écart avec la hausse des salaires (graphe 1). De la fin 2009 à la fin 2014 les salariés anglais avaient perdu du pouvoir d’achat. Ils n’ont toujours pas retrouvé celui d’avant la crise (graphe 2).
Si le Brexit qui va démarrer est un choc persistant alors la dynamique des salaires nominaux sera faible et le risque est à la perte de pouvoir d’achat. La demande interne sera durablement affectée. Cela viendra en complément du choc négatif persistant sur les exportations après la rupture avec l’UE et le changement de règles sur les exportations britanniques. Cela va être compliqué au Royaume Uni.
Graphe 1
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Graphe 2
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