Perspectives Economiques – Avril 2018

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  • La conjoncture ralentit elle? Notamment en zone Euro?
    La croissance est élevée mais n’accélère plus. Elle sera généralement proche, en 2018, des chiffres de 2017; soit 2% en France et 2.4% en zone Euro. Il n’y a pas d’impulsion supplémentaire et l’expansion bute sur des contraintes physiques dans l’industrie. Les Etats-Unis bénéficient cependant d’une dynamique interne plus forte en raison de la politique budgétaire expansionniste.
  • L’inflation est partout limitée
    Pas de tensions salariales et le prix du pétrole est relativement stable
  • La BCE ne changera rien avant longtemps
    L’absence d’inflation en dépit de la croissance robuste suggère que le taux de chômage peut encore baisser avant de voir des tensions nominales. Cela donne du temps à la BCE qui n’a pas de raison particulière pour changer rapidement de stratégie monétaire. Pas de hausse de taux sous Draghi.
  • La politique de la Fed: 4 fois au moins en 2018
    L’équilibre entre une politique monétaire toujours accommodante, une politique budgétaire très expansionniste et une économie au plein emploi n’est probablement pas stable sauf à considérer que le taux de chômage converge au-dessous de 3.5% ce qui serait historique. La Fed permettra la stabilisation macroéconomique par des hausses de taux plus nombreuses qu’attendu.
  • Guerre commerciale: « For every one US worker in metals production there are more than 40 workers in metals-using industries. Taxing the latter to privilege the former makes no sense.”
    Tensions avec la Chine: passage de témoin difficile pour les américains. L’équilibre global bascule vers la Chine

Jerome Powell, Président de la Federal Reserve

La nomination de Jerome Powell à la présidence de la Federal Reserve américaine n’a pas engendrer de rupture du côté des investisseurs*. Jusqu’à présent il était dans la ligne de Janet Yellen sur la macroéconomie et sur les orientations de la politique monétaire. Néanmoins il apparaît un peu plus favorable à un retour en arrière sur la réglementation financière et bancaire.   C’est une différence de taille avec Yellen.
Il peut donc être perçu comme voulant maintenir des taux d’intérêt bas dans la suite de la politique monétaire actuelle tout en allégeant la réglementation. Il n’est pas étonnant qu’il n’y ait pas eu de mouvement de défiance à Wall Street. C’est aussi un cadre qui est proche de celui que dessine Donald Trump.

Cependant, l’analyse ne peut s’arrêter là. Il n’est pas un spécialiste de la politique monétaire au moment où la Fed s’est engagée dans la plus formidable normalisation monétaire de son histoire. Elle a commencé à augmenter ses taux d’intérêt pour retrouver des marges de manoeuvre et à réduire la taille de son gigantesque bilan tout en voulant maintenir le taux de chômage à un niveau très bas et l’inflation proche de 2%. Satisfaire à l’ensemble de ces objectifs va être une tâche extraordinaire pour la banque centrale américaine.  Lire la suite

Quelle crédibilité pour les taux d’intérêt prévus par la Fed en Septembre?

Lors de la réunion de la Banque Centrale Américaine les 19 et 20 septembre, ses membres ont dessiné le profil du taux d’intérêt de référence pour la banque centrale qu’ils anticipent pour les années à venir jusqu’en 2020. Dans ce schéma, il y aura une hausse de taux d’intérêt en 2017, trois en 2018, 2 en 2019 et 1 seule en 2020. Il serait alors de 2.875% contre 1.125% actuellement. Généralement, les profils publiés par la Fed sont excessifs, la banque centrale tentant d’infléchir dans le sens souhaité les anticipations des investisseurs. Lire la suite